Philippe Humez, dans Eure Info de cette semaine, évoque le grand silence des socialistes, après l'annonce du départ de Michel Champredon
pour une course qui me paraît bien solitaire.
Il s'étonne même de ne plus m'entendre parler de mes longues promenades avec ma chienne ni soliloquer dans ce blog sur l'actualité locale.
Je ne suis pas devenu muet et mon ordinateur fonctionne bien.
Simplement, nous avons une procédure de désignation du premier des socialistes. Nous avons fixé un calendrier et nous nous y tenons.
Que des militants aient manifesté leur volonté de voir rapidement aboutir notre rassemblement en posant, symboliquement pour certains, leur candidature n'empêche en rien, au contraire, la
vitalité du débat.
J'ai, pour ma part, adressé ce dimanche un courrier à l'ensemble des militants de la section ou, en tout cas, à ceux dont j'avais les coordonnées.
Je me suis refusé à le publier tant que tous ne l'avaient pas reçu et que la première réunion de présentation des candidats ne s'était pas tenue.
C'est fait à présent et je me sens donc libre de publier ce texte qui pose quelques principes mais n'attaque jamais d'autres candidats à la désignation.
Il faut rassembler, c'est ce à quoi je m'emploie, et non pas diviser
Mes chers camarades,
Nous allons choisir, d’ici quelques jours, le premier des socialistes.
Il s’agit de celui qui portera notre projet et qui bâtira avec l’ensemble des forces de gauche notre liste municipale.
Il s’agit également de celle ou celui qui sera ensuite le maire d’Evreux et un acteur majeur de l’agglomération.
C’est une lourde responsabilité que ce choix qui nous est confié.
Mais je sais que nous serons capables de l’assumer devant tous les Ebroïciens et en nous gardant bien de tout calcul politicien.
L’image que donne notre camarade Champredon qui se met en congé du parti socialiste et se lance dans une aventure personnelle est
suffisamment négative pour que nous n’en rajoutions pas..
Je continue à l’appeler « camarade» même si son attitude, qui vient diviser nos forces, fragilise toute la gauche locale et lui fait
courir un risque majeur.
Je suis en effet convaincu qu’au-delà de calculs tactiques inacceptables, il demeure, au fond, porteur de valeurs qui nous sont communes et
j‘en condamne d’autant plus fort une attitude qui place l’ambition personnelle au dessus de l’intérêt collectif.
Ce que nous voulons, c’est construire un avenir solidaire à notre cité, construire la ville de demain et faire que l’on y vive ensemble,
que l’on y soit heureux ensemble... une ville qui vive le présent et préserve l’avenir.
Nous avons travaillé ces derniers mois à jeter les bases de notre projet qui, si j’en crois les débats que nous avons eus en réunion de
section, nous rassemble.
Il faut à présent l’affiner avec les autres formations de gauche mais aussi avec les acteurs de notre cité.
Il nous faut le partager avec tous les habitants qui voudront nous rejoindre et avec l’ensemble des acteurs de l’agglomération.
Dans les mois qui viennent nous intensifierons nos rencontres avec la ville et l’agglomération jusqu’à publier un programme pour les six années
de mandat à venir qui soit vraiment partagé et qui soude l’équipe municipale qui le mettra en œuvre.
Cette équipe, je la veux soudée.
Je la veux ouverte et capable de travailler avec les Ebroïciens et non pas à coté d’eux, voire malgré eux, comme le fait la municipalité
actuelle.
Je la veux résolument tournée vers demain.
Je l’imagine composée de personnalités politiques bien sûr… Ne faut-il pas affirmer qui nous sommes et quelle politique nous voulons mettre en
œuvre ?
Je ne me satisfais pas, pour ma part, de cette hypocrisie du « je ne fais pas de politique ».
C’est la vision politique qui donne la direction à prendre, qui porte l’utopie qui nous fait marcher et qui alimente et rend concrètes les
valeurs qui sous tendent nos projets.
Ce n’est par exemple pas un hasard si c’est la droite qui propose de vérifier la filiation des enfants d’immigrés avec des tests ADN et la
gauche qui se dresse contre cette ineptie honteuse.
Mais il ne suffit pas de personnalités politiques.
Notre ville compte des femmes et des hommes qui, sans avoir poussé les portes d’un parti, montrent au travers de leur action leur adhésion
à nos valeurs et leur volonté d’agir pour le bien commun.
Nous devons être capables de dialoguer avec eux, de leur proposer de travailler avec nous et de leur donner ainsi le cadre qui amplifiera leur
capacité d’action et renforcer ainsi la nôtre.
Il faut enfin que nous mobilisions notre jeunesse.
Il serait vain de prétendre construire l’avenir et laisser de coté ceux qui sont l’avenir : les jeunes.
Ils doivent être acteurs à part entière au sein de la municipalité mais y trouver aussi l’expérience qui les enrichira et qui assiéra notre
projet dans la durée.
J’ai coutume de dire que, si je conduis la liste municipale, elle comprendra un tiers de personnalités choisies pour leur engagement politique,
un tiers pour leur engagement dans la cité et un tiers pour l’engagement de leur jeunesse.
Il ne s’agit, bien entendu, que d’une arithmétique approximative. On peut être jeune, engagé dans la cité et adhérent d’un parti
politique…
Je veux que, parmi tous ceux là et, au-delà de la parité qui doit s’appliquer aussi aux postes de responsabilité, s’engagent en nombre, y
compris à ces postes de responsabilités, des femmes et des hommes que l’on qualifie de « minorités visibles » et qui sont tout simplement des Françaises et des Français qui ont
choisi de l’être et d’autres qui sont des enfants de femmes et d’hommes qui ont choisi de vivre dans notre pays, comme je suis moi-même l’enfant des vagues d’immigration italienne et polonaise
d’après la première guerre mondiale.
J’ai évoqué le projet et la liste mais je ferai une place à part à la tête de liste.
Il faut, je le crois, pour contribuer à convaincre les Ebroïciens, une personne dont l’expérience des affaires publiques ne fasse aucun doute
et qui incarne le projet et le dynamisme de l’équipe.
Ce sera la femme ou l’homme que les Ebroïciens identifieront comme celle ou celui qui sera leur Maire et dont ils souhaitent, peut être parce
qu’elle ou qu’il les rassure, qu’il représente la cité et qu’il soit l’arbitre des choix que l’équipe municipale sera amenée à faire durant son mandat.
Je suis candidat à cette fonction, vous le savez.
C’est une responsabilité à laquelle m’ont préparé les six années que j’ai passées dans l’opposition municipale mais que j’ai consacrées en même
temps aux fonctions de premier vice président du conseil général.
Au titre de l’exécutif du département, je participe, entre autres actions, aux travaux autour du contrat d’agglomération d’Evreux, du contrat
de ville, de l’ORU de la Madeleine…
Je porte un regard attentif sur la politique budgétaire dont me rapprochent encore mes fonctions de rapporteur général du budget et à la
politique économique locale.
Mais c’est aussi sur la réalité de la vie quotidienne que je porte mon regard d’élu, que ce soit au travers de l’action en direction de la
jeunesse, en direction des personnes âgées, des personnes handicapées, au travers de la politique d’insertion, de la politique sportive, de la politique culturelle….
A l’instar d’une municipalité, le conseil général agit et influe en effet sur le quotidien de chacun.
.
Ces activités et ces actions me conduisent, depuis six ans, à rencontrer maints partenaires, à échanger avec les acteurs et les habitants de
notre ville et contribuent sans doute à donner de moi cette image rassurante qui caractérise la tête d’une liste municipale et engage les habitants à y projeter l’image d’un maire
possible.
Je souhaite, mes chers camarades, que vous m’entendiez et que vous me désigniez, lors du vote, à une très large majorité.
C’est en effet signe de bonne santé démocratique qu’il y ait plusieurs candidats.
Mais c’est signe de sagesse et de bon sens que ces candidats puissent trouver les compromis qui les rassemblent… surtout quand ils n’ont
pas de fortes divergences sur le projet et qu’ils acceptent de ne pas s’enfermer dans des querelles de places et de postes, de courants et de carrières.
Enfin, c’est signe de victoire pour nous tous et pour Evreux si le candidat choisi l’est à une incontestable majorité et qu’il peut ainsi,
conforté par votre confiance, rassembler vraiment.
Nous pourrons alors, même si Michel Champredon allait jusqu’au bout de son aventure et présentait vraiment une liste, réussir à partager nos
valeurs et notre projet avec les Ebroïciens et, avec eux, le réaliser.
Je compte sur vous
Les Ebroïciens comptent sur nous
Amicalement
Dimanche 7 octobre 2007
Gérard Silighini
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