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Les deux Nicolas

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Le salaire de Nicolas Sarkozy augmente de 140%.

News de janvier... Sa cote baisse

 

Ruy Blas, survenant.

Bon appétit, messieurs ! – 

                            Tous se retournent. Silence de surprise et d'inquiétude.
Ruy Blas se couvre, croise les bras, et poursuit en les regardant en face.
                           
 Ô ministres intègres !
Conseillers vertueux ! Voilà votre façon
 De servir, serviteurs qui pillez la maison !
Donc vous n'avez pas honte et vous choisissez l'heure,
L'heure sombre où l'Espagne agonisante pleure !
Donc vous n'avez ici pas d'autres intérêts
Que remplir votre poche et vous enfuir après !
Soyez flétris, devant votre pays qui tombe,
Fossoyeurs qui venez le voler dans sa tombe !

....

Victor Hugo

 

  


 

  

 

L'action d'un élu est visible au travers de la presse lors de manifestations, d'inaugurations qui ne sont finalement que l'aboutissement d'un travail qui, lui, est quotidien.

Le bloc-notes en ligne est un moyen de donner une image de ce quotidien et, peut être aussi, des questions, des doutes qui peuvent être ceux d'un élu local, proche du vécu de celles et ceux qui l'ont élu.

C'est ce qui me conduit à mettre en ligne ce quasi-journal.

J'espère que vous aurez plaisir à le lire et à réagir en le commentant ou plus simplement en m'écrivant à:

g.silighini@wanadoo.fr

Bien cordialement

Réunion de la commission municipale « associations et démocratie locale » hier en fin d’après midi.
J’ai traversé, pour m’y rendre, la foire de la Saint Nicolas.
Forte présence policière.
Deux cars de CRS sur la place de la mairie.
Porte de l’hôtel de ville bouclée… Il a fallu montrer patte blanche pour entrer !
J’ai questionné le président de la commission par intérim (la présidente était absente…On peut d'ailleurs le comprendre!) Il semblerait que la préfecture et/ou la mairie aient été informées d’un risque de dérapage en fin de journée…
Ce qui est curieux c’est qu’ensuite, la commission a siégé comme si rien ne s’était passé.
Elle a étudié les propositions de subventions aux associations comme à l'accoutumée, en reconduisant dans la plupart des cas ce qui s’était fait l’an dernier, sans autre forme de procès.
Pas de commentaire sur la place du tissu associatif dans la ville.
Pas la plus petite tentative d'analyse d'éventuels dysfonctionnements
Pas de transparence des critères de répartition.
Pas d’objectifs affichés...
Je m'interroge et j'interroge sur les critères et je m'entends répondre:
"On  reçoit les associations quand c'est nécessaire et on voit avec elles..."
Serait ce des subventions à la tête du client?
La commission se déroule,morne et grise… A l'image du projet de délibération , tel qu’il nous a été soumis et que je cite
 :
« Comme chaque année, la ville d’Evreux est sollicitée pour le versement de subventions par divers organismes et associations. Après examen des demandes, et compte tenu des critères retenus tels la pertinence des projets présentés s’inscrivant dans un cadre d’intérêt général et local, les services rendus auprès de la collectivité et la proportion d’épargne des associations, la ville d’Evreux souhaite maintenir son soutien envers le tissu associatif qui répond aux attentes de la population ébroïcienne et environnante. »
 
Voilà une délibération qui ressemble au discours pour toutes les circonstances qu’avait imaginé Pierre Dac dans « l’Os à Moëlle »… Mais je ne suis pas sûr qu'il s'agisse, de la part de l'élu responsable, dun humour vraiment volontaire..
Ne s’est-il vraiment rien passé début novembre ! Pas de violences.
N'y-a-t'il aucune question à se poser localement?
N'y-a-t-il pas lieu d'engager un dialogue renforcé avec le tissu associatif de la ville et de l'agglomération?
Rien de tout cela dans cette commission... On fait comme chaque année !
C'est désespérant!
Mais faut-il vraiment s'en étonner. Le comité de pilotage du contrat de ville était déjà à cette image.
Je ne sais ce que donnera le conseil municipal… Sans doute sera-t-il tendu parce que ces questions, il va bien falloir les poser.
 
Lorsque j’ai regagné à pied l’hôtel du département, j’ai à nouveau croisé des forces de police… Trois ou quatre  policiers contrôlaient, place de la Vierge, l’identité de quelques jeunes. L’un d’eux, en civil, vérifiait qu’ils ne soient pas armés
Et avec cela, il ne se serait rien passé à Evreux début novembre ?
 
PS : J’analyse plus finement les propositions de subventions et j’en reparle dans un prochain papier.
 
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Les hasards des représentations m’auront fait intervenir deux jours de suite sur la question de l’apprentissage à 14 ans.
Une première fois lors de l’assemblée générale de la chambre des métiers jeudi dernier, la seconde, vendredi, lors de l’assemblée générale de la CAPEB.
J’ai dénoncé un coup médiatique, sans rime ni raison et j’ai eu le sentiment que, dans l’ensemble, les artisans n’étaient guère enthousiastes à l’idée de voir une fois encore affirmer de fait l’apprentissage comme orientation par l’échec.
Le président de la CAPEB, accessoirement adjoint de Jean Louis Debré, et le Préfet, dans deux salles différentes et sur deux tons différents ont bien essayé de nuancer le propos initial du Premier Ministre en s’appuyant sur sa dernière conférence de presse…
Mais tout de même il s’agit bien d’envoyer le plus tôt possible en apprentissage les jeunes qui ne voudraient pas ou plus de l’école.
Et ça a une sacrée signification.
Annoncer, immédiatement après les nuits de violence  que la loi autoriserait désormais l’apprentissage à partir de 14 ans et en faire une réponse à ces violences, c’est se défausser de la responsabilité sur l’école.
C’est d’une certaine façon « déposer le bilan » de l’école de la République pour reprendre une expression sarkozienne teintée d’ailleurs d’une sérieuse couche de démagogie.
Cela n’apporte rien.
Il ne s’agit même pas d’une réforme, d’une réflexion sur le fonctionnement de l’école… Des gosses ne s’y retrouvent pas! Qu’on les mette en apprentissage !
Qu’on les mette au travail !
C’est en effet sur des contrats de travail que repose l’apprentissage… D’un type particulier mais contrat de travail tout de même.
Préconisant cela, le Premier ministre ne rend pas plus service au monde de l’artisanat qu'il ne rend service à l'école… Ce qui explique d’ailleurs des réactions pour le moins mitigées.
Spécialiser l’apprentissage dans la formation de jeunes en échec scolaire !
Mais c’est tout le contraire que demande l’artisanat depuis des années …
C’est à une valorisation de l’apprentissage qu’il travaille.
L’artisanat est noble et nécessaire.
Il crée de l’emploi et, au-delà, dans notre département en particulier, par le maillage serré de ses près de 8000 petites entreprises, il contribue au lien social dans nos villages et dans nos quartiers.
 Brûler un salon de coiffure comme cela a été fait à la Madeleine, c’est aussi brûler un lieu d’échange, un lieu de vie.
 Personne ne gagnerait à ce que  nos villages et nos quartiers deviennent des dortoirs sans âme. C’est ce qui a conduit par exemple le conseil général à créer un régime de subvention aux communes pour le maintien ou le rétablissement du dernier commerce local.
L’artisanat a besoin pour sa part de l’apprentissage.
Il veut légitimement recruter et former des apprentis solides qui sont les artisans de demain, les chefs d’entreprise de demain.
 
Ces jeunes, c’est l’école qui leur aura d’abord donné les bases nécessaires, ce que l’on appelle les fondamentaux… C'est à l'école qu'ils se seront essayé à la citoyenneté.
C’est le rôle de l’école et il faut lui donner les moyens d’assurer cette responsabilité qui est la sienne, y compris en partenariat avec le monde de l’entreprise.
 
Mais ce partenariat, c’est autre chose qu’envoyer au boulot des mômes de 14 ou 15 ans sans les bases nécessaires … Pratique que l'on avait pour les gosses de ma génération dans le bassin de Longwy où je suis né…
Nous n’étions qu’une poignée à entrer en classe de sixième. Les autres, dès quatorze ans  étaient arpètes à l’usine ou ailleurs… C’était l’époque où la sidérurgie se montrait très accueillante… La plupart de mes copains de la communale et ex-arpètes se sont ensuite retrouvés à la rue.
La sidérurgie n’avait plus besoin d’eux… Il n’y avait d’ailleurs plus de sidérurgie dans le bassin de Longwy…Plus beaucoup d’autre activité non plus
 Quant à leur reconversion… Elle aura été longue, souvent faite de galères ! Il leur aurait sans doute fallu plus de bases au départ !
Il leur aurait sans doute fallu d’abord plus d’école…
 
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Gérard Silighini

 

 

 

 

 Conseiller Général de l'Eure dans le canton d'Evreux-Ouest,  Gérard Silighini est le premier vice-président du conseil général et le rapporteur général du budget.
Conseiller municipal  d'Evreux , il a animé de 2001à 2008le groupe de l'opposition face à une municipalité à forte dominante UMP. En mars 2008, la municipalité revient à gauche et Gérard Silighini en est Maire-adjoint chargé des finances de la ville.
 Ses fonctions au conseil général le conduisent à assurer, entre autres responsabilités, la présidence du conseil d'administration de Centre Hospitalier Spécialisé de Navarre.
Il est, professionnellement, Inspecteur d'Académie-Inspecteur Pédagogique Régional et il dirige, en tant que tel, l'Institut de Rouen du Centre National d'Enseignement à Distance.

 

 

 

 

   

 
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