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Les deux Nicolas

  grande-bouffe.jpg

 

Le salaire de Nicolas Sarkozy augmente de 140%.

News de janvier... Sa cote baisse

 

Ruy Blas, survenant.

Bon appétit, messieurs ! – 

                            Tous se retournent. Silence de surprise et d'inquiétude.
Ruy Blas se couvre, croise les bras, et poursuit en les regardant en face.
                           
 Ô ministres intègres !
Conseillers vertueux ! Voilà votre façon
 De servir, serviteurs qui pillez la maison !
Donc vous n'avez pas honte et vous choisissez l'heure,
L'heure sombre où l'Espagne agonisante pleure !
Donc vous n'avez ici pas d'autres intérêts
Que remplir votre poche et vous enfuir après !
Soyez flétris, devant votre pays qui tombe,
Fossoyeurs qui venez le voler dans sa tombe !

....

Victor Hugo

 

  


 

  

 

L'action d'un élu est visible au travers de la presse lors de manifestations, d'inaugurations qui ne sont finalement que l'aboutissement d'un travail qui, lui, est quotidien.

Le bloc-notes en ligne est un moyen de donner une image de ce quotidien et, peut être aussi, des questions, des doutes qui peuvent être ceux d'un élu local, proche du vécu de celles et ceux qui l'ont élu.

C'est ce qui me conduit à mettre en ligne ce quasi-journal.

J'espère que vous aurez plaisir à le lire et à réagir en le commentant ou plus simplement en m'écrivant à:

g.silighini@wanadoo.fr

Bien cordialement

 Dernière pomme: clin d'oeil à l'un des poèmes de Maurice Carême que me rappelait tout à l'heure ce vent d'automne qui me cinglait le visage d'un fouet de pluie.
Il n'y avait guère que ma chienne et moi pour fréquenter la rive de l'Iton, le long des peupliers qui bordent l'hippodrome.
De l'autre coté de la rivière, deux chasseurs en embuscade me font un signe de la main.

Vent d'automne aussi ce matin sur le marché de la Madeleine.
La pluie et les travaux donnent aux lieux un aspect étrange, mi terrain vague, mi champ de bataille.
Ils ne parviennent pas pourtant à gommer cette impression de chaleur qui se dégage de la foule de ceux qui cherchent viande, légumes ou épices ou encore parfums, tissus ou bricoles ou qui cherchent plus simplement à ne pas être seuls.
Chaleur aussi dans le bistrot où je bois un café avec quelques copains du parti communiste.
Ils sont sur le marché pour rencontrer et écouter les Ebroïciens, pour dénoncer la pauvreté, la casse des systèmes de solidarité. Ils parlent du quotidien, de la difficulté qu'ont de plus en plus de ménages à joindre les deux bouts et de la surdité de la municipalité en place.
Ils parlent aussi
des municipales, avec bon sens mais aussi lassitude.
Lassitude de se sentir impuissant à ramener un peu de cohérence et de sérénité dans une gauche qui part dans tous les sens, chaque maire en puissance plein  de la certitude de sa légitimité... Cette légitimité est bien relative.  L'un  la revendique en s'appuyant  sur le vote de 37% des adhérents d'une section socialiste aujourd'hui un peu surréaliste , l'autre sur son antériorité puisqu'il patiente depuis vingt ans.
 Ils sont l'un et l'autre convaincus que cette légitimité suffira pourtant pour gagner la ville... un peu comme dans ces rencontres de catch du temps de la télé en noir et blanc où le "bon", après avoir été un peu secoué, finissait par gagner.

Je suis allé samedi matin à la présentation des 100 premiers membres du comité de soutien de Michel Champredon.
Je ne suis arrivé que vers la fin, au moment de la présentation de son site internet, et j'ai ensuite écouté attentivement son discours.
Je n'aurais rien renié de son propos, qu'il concerne l'environnement, la démocratie ou les services publics.
Sans doute n'aurais-je pas dit les choses exactement de la même façon, avec les mêmes mots... Peut être en aurais-je dit d'autres mais, dans l'ensemble son propos, me convient.
Je suis sûr que s'il l'avait tenu devant la cinquantaine de personnes présentes à la réunion de la section du PS de vendredi soir, et qu'il ne soit pas en congé de parti bien sûr, il aurait été entendu et applaudi...
Le problème, c'est que cette cinquantaine de personnes n'était pas au cinézénith quand Champredon y parlait et que la grosse centaine de ceux qui étaient au cinézénith n'était pas en réunion de section quand on y parlait de municipales...
Ce matin, Rachid Mammeri distribuait sa photo dans un coin du marché de la Madeleine quand Michel Champredon affichait la sienne à l'autre bout.
J'aime bien son slogan d'ailleurs :
Pour vous c'est lui !
Je préfèrerais tout de même qu'on puisse arriver à dire aux Ebroïciens :
Pour vous c'est eux...
Voire même conjuguer pour eux ce slogan à la première personne du pluriel... Autant Pour vous c'est moi serait un slogan repoussoir à force d'immodestie, autant Pour vous c'est nous lancerait une vraie dynamique de victoire.
C'est en effet d'une équipe, de la participation de tous et pas seulement d'un homme, aussi bon soit-il, qu'a besoin Evreux, pour construire et porter un projet.
C'est d'un projet et d'une équipe aussi qu'a besoin  l'agglomération. 

En 2001, l'UMP a repris les rênes de la ville en proposant l'homme providentiel Debré.
Ce coup de l'homme providentiel, les Ebroïciens aujourd'hui en  ont compris la vanité... 

Ils nous attendent à présent...
Ne les décevons pas !

Pour finir sur une autre tonalité , je vous propose la fraicheur du texte de la
Dernière Pomme



La dernière pomme,
Maurice Carême

Vais-je tomber, ne pas tomber ?
Se disait la dernière pomme.
J'ai résisté aux vents d'automne,
Aux pluies ,aux premières gelées:

- Il ne faut pas que j abandonne
Mon fidèle ami , le verdier.
Vais-je tomber, ne pas tomber ?
Il y va de mon cœur de pomme.

Je suis d'or rouge et de miel jaune
Comme une lune à son lever
Et j éclaire tout le pommier.
Non, non, verdier, je me cramponne,
J'attendrai l'hiver pour tomber.



                                                     

Gérard Silighini
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donkey.jpg Bon d'accord, ce dessin illustre un rassemblement bien alimentaire mais, loin de symboliser le "Bon appétit" de Ruy Blas, il évoque les vertus du dialogue et de l'union. 
Qui sont les ânes est une tout autre question.

Le dialogue et l'union ou le rassemblement, pour reprendre ce mot d'actualité électorale un peu militaire, c'est ce que prônent tous les leaders locaux de la gauche et c'est ce que tente d'obtenir l'auteur de cette
pétition pour une seule liste à gauche que je vous engage à signer.

Le dialogue et l'union, c'est ce que j'essaye de contribuer à réaliser et toute "victoire" en ce sens, aussi petite soit-elle est une pierre qui participe à la construction de ce rssemblement.

J'ai invité ce samedi après midi le groupe municipal de la gauche ébroïcienne que je préside à une réunion de préparation du  conseil municipal de décembre. Etaient également conviés, comme à l'accoutumée, les élus régionaux et départementaux du territoire de l'agglo ainsi que les responsables locaux des formations de gauche...
C'est en définitive sur le contrat d'agglomération que nous aurons travaillé.
Nicolas provoque en effet une réunion exceptionnelle du conseil communautaire lundi 3 décembre pour en approuver
la mouture qu'il souhaite signer.
Réunion d'urgence, c'est le moins qu'on puisse dire, puisque
la convocation est datée du 27 novembre. Mais est-ce étonnant de la part d'un maire et président qui aura montré durant six ans son incapacité à regarder au delà des lignes budgétaires de l'année en cours ?

Toujours est-il que nous avons travaillé et débattu durant trois heures cet après midi à six conseillers municipaux (Jacques Caron, Michel Champredon, Michel Leblanc, Sophie Renollaud, Michèle Rive et moi-même), deux conseillers généraux (Claude Béhar et Anne Mansouret n'avaient pu venir mais nous soutenaient par la pensée) et deux conseillers régionaux (Christian Jutel et Rachid Mammeri).
S'étaient associés à nos travaux Emeric Jeanne, François Bouillon, Thierry Desfrennes, Jean Paul Le vourch et Louis Marie Martin.

Petit groupe, horizons divers, bonne ambiance et, au bout du compte,  sur le contrat d'agglo, un communiqué commun vraiment écrit à plusieurs mains et que je vous livre.

 
 
Dans l’urgence et sans aucune concertation démocratique au sein du conseil municipal d’Evreux, le président de la communauté d’agglomération convoque, le lundi 3 décembre, le conseil communautaire pour examiner le contrat d’agglomération 2008-2013.
 
Les élus du groupe municipal de la gauche ébroïcienne souscrivent à l’essentiel des actions de ce contrat d’agglomération.
Ces actions juxtaposées ne constituent pas, pour autant, un vrai projet de territoire partagé et concerté.
L’apport financier du Département et de la Région, qui pour la seconde fois y investissent massivement, et leurs schémas de développement  auraient pourtant dû le permettre et lui donner tout son souffle.
Mais l’absence d’ambition, de concertation et de souci démocratique de son président a empêché l’agglomération de s’en saisir pleinement.
 
Qui plus est, ils constatent que ce contrat d’agglomération comporte des manques regrettables concernant la cohésion sociale, l’aménagement équilibré et harmonieux du territoire, le développement durable et la politique énergétique.
En témoignent en particulier l’absence du projet de raccordement de l’incinérateur au réseau de chauffage urbain et l’absence de financements identifiés pour la rénovation du quartier de Nétreville.
 
Mise en capacité de le faire, la gauche ébroïcienne révisera ce contrat d’agglomération pour qu’il soit plus complet et  plus ambitieux sur ses grands axes.
Elle le mettra en débat auprès des Ebroïciennes et des Ebroïciens et des habitants des communes de l’agglomération.
 
Dans l'instant, ce contrat d'agglomération, nous aurons l'occasion d'en parler plus avant avec les Ebroïciens lors de la réunion publique qu'organisent le groupe municipal de la gauche ébroïcienne et celui des verts
 

 

Gérard Silighini
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Gérard Silighini

 

 

 

 

 Conseiller Général de l'Eure dans le canton d'Evreux-Ouest,  Gérard Silighini est le premier vice-président du conseil général et le rapporteur général du budget.
Conseiller municipal  d'Evreux , il a animé de 2001à 2008le groupe de l'opposition face à une municipalité à forte dominante UMP. En mars 2008, la municipalité revient à gauche et Gérard Silighini en est Maire-adjoint chargé des finances de la ville.
 Ses fonctions au conseil général le conduisent à assurer, entre autres responsabilités, la présidence du conseil d'administration de Centre Hospitalier Spécialisé de Navarre.
Il est, professionnellement, Inspecteur d'Académie-Inspecteur Pédagogique Régional et il dirige, en tant que tel, l'Institut de Rouen du Centre National d'Enseignement à Distance.

 

 

 

 

   

 
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