Mon dimanche aura été semi
bucolique puisque j'ai commencé la matinée par une promenade avec ma chienne qui m'aura menée, au delà de l'hippodrome jusqu'au vannage proche du terrain de foot d'Arnières sur Iton.
J'ai échangé quelques mots avec un couple qui cueillait une brassée de marguerites et un pêcheur qui préparait ses mouches... Ambiance sympa... Ambiance d'un dimanche intemporel...
M'est revenu un bref échange avec le Maire d'Evreux la veille, lors du vernissage du Sentier des Arts à Saint Sébastien de Morsent.
J'évoquais l'inondation des jardins de Cambolle il y a quinze jours et la nécessité d'approfondir les études et de ne pas se contenter de boucher l'aqueduc qui passe sous la voie verte et je lui
ai dit que j'allais lui écrire.
Sa réponse très positive, très constructive, très élégante aussi a été : J'en ai rien à foutre (sic)... Et comme je m'étonnais qu'il ne s'intéresse pas davantage à
cette affaire, il m'a alors précisé... De votre prose... C'est de votre prose que je n'ai rien à foutre (re-sic).
Dont acte !
Le maire d'Evreux se moque des courriers de conseillers municipaux...
Mon dimanche aura donc été semi bucolique disai-je... semi seulement puisque j'ai retrouvé mon ordinateur l'après midi, travaillé quelques dossiers et plus particulièrement rédigé mon éditorial
cantonal pour le magazine départemental C l'Eure.
Il sera publié en juin mais je le mets d'ores et déjà en ligne dans ces colonnes.
Madame, Mademoiselle, Monsieur
Régulièrement, le magazine C’ l’Eure ouvre, dans son numéro de juin, ses colonnes à chaque conseiller général et lui permet de
s’adresser aux habitants de son canton…
C’est l’occasion de faire le point sur une actualité qui aura été, ces dernières semaines, avant tout nationale.
Les Français ont élu le 6 mai 2007 leur nouveau Président de la République.
Nous nous sommes sentis particulièrement concernés par les enjeux de ce scrutin dans le canton d’Evreux-Ouest puisque nous sommes plus de 86% à être allé voter, ce
qui représente 1 point de plus que la moyenne départementale.
Au bout du compte, ce sont 54,4% d’entre nous qui ont choisi d’apporter leur suffrage à monsieur Sarkozy et 45,6% à madame Royal. Le choix est un peu plus tranché
que ce qu’il est au niveau national (53% et 47%) et un peu moins que ce qu’il est dans le département (57% et 43%)
Monsieur Sarkozy est devenu le 16 mai dernier le nouveau président de la République et, quelles que soient les convictions de chacun, le peuple a tranché. Il faut
respecter son choix. C’est une règle première de la démocratie.
S’il faut respecter la volonté de la majorité des Français s’agissant de la désignation du chef de l’Etat et des grandes orientations dont il est porteur, il ne
s’agit pas pour autant d’oublier que des millions de Françaises et de Français ont exprimé un autre choix. Le respect des convictions de chacun constitue une autre règle tout aussi fondamentale
de la Démocratie.
A l’heure où je rédige ces lignes, je ne sais pas encore si les élections législatives viendront nuancer le verdict nécessairement tranché des présidentielles en
composant une Assemblée Nationale équilibrée…
Pour ma part, je le souhaite vivement… Non pas parce que j’ai soutenu la candidature de Ségolène Royal et que les législatives pourraient constituer dans mon esprit
une sorte de session de rattrapage mais bien plus simplement parce que je crois profondément que la France est diverse et qu’il faut que cette diversité puisse s’exprimer.
C’est l’enjeu de législatives qui sont nécessairement plus territoriales.
Les élections législatives amènent les citoyens qui résident dans une circonscription donnée à désigner celle ou celui qu’ils connaissent, qui vit parmi eux (en
tout cas ce serait l’idéal) et à qui ils donnent leur confiance pour débattre et amender des lois que propose le gouvernement et qui engageront toute la nation.
C’est ou ce devrait être une élection de terrain, une élection de proximité, à la différence de l’élection présidentielle, qui, qu’on le veuille ou non, dépend
très fortement des médias.
Perdre cela de vue, c’est prendre le risque d’une Assemblée Nationale godillot ; c’est perdre de vue la richesse que constitue la diversité de notre pays…
C’est prendre le risque de déconnecter la politique de la vie quotidienne…
Le Conseiller général que je suis y est d’autant plus sensible que l’action du Département s’inscrit, par sa nature même, dans le quotidien.
C’est, bien évidemment au travers des investissements que nous votons, qu’il s’agisse de collèges, d’écoles élémentaires comme celle des p’tits plumiers à Caugé, de
centres de loisir comme à Claville, de maisons de retraite (Nous participons par exemple à hauteur d’un million d’€ à la reconstruction d’Azémia) ou de routes comme l’aménagement en cours de la
RD 31 à Claville ou encore les deux tourne à gauche que demandaient particulièrement les habitants de Branville et qui seront en principe réalisés cette année.
Mais c’est aussi au travers de tout les dispositifs d’action sociale qui se préoccupent de l’enfance avec les services de la Protection Maternelle et Infantile et
ceux de l’Aide Sociale à l’enfance ; qui se préoccupent aussi des anciens avec, en particulier, l’Allocation Personnalisée d’Autonomie ; qui se préoccupent des handicapés ; qui, au
travers du dispositif du RMI, se préoccupent de sortir de l’exclusion les plus fragiles de nos concitoyens.
Président de la Commission Locale d’Insertion d’Evreux, je suis très attentif à ce que le versement du RMI s’accompagne le plus souvent possible d’un contrat qui
acte les actions ou le parcours qui pourra rendre son autonomie à la personne qui en bénéficie… L’objectif du RMI ce n’est pas en effet assister définitivement une personne mais bien
l’accompagner pour lui rendre le plus rapidement possible son autonomie
Le Département a pris cette question à bras le corps dès 2006, demandant à être expérimental pour la mise en place du Revenu de Solidarité Active et travaillant en
lien avec l’Agence Nationale de Solidarité Active dont Martin Hirsch était le président co-fondateur avant de devenir récemment Haut Commissaire chargé de cette même compétence dans le cadre du
nouveau gouvernement.
Si la politique peut parfois paraître distante, si elle donne parfois l’impression d’être un théâtre dont les acteurs vivraient dans un autre monde, c’est à son
impact sur la vie de tous les jours qu’il faut pourtant en mesurer la pertinence.
Ce quotidien, le Conseil Général y participe largement… Ce quotidien en est la préoccupation constante et c’est ce qui fait la richesse et la grandeur d’un
mandat d’élu local.
Je reste à votre écoute et à votre disposition.
Bien cordialement
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