Arsenic et vieilles dentelles, c'est un peu le climat que l'on imagine dans le microcosme des états-majors des candidats potentiels aux présidentielles et pas seulement à gauche comme voudraient le faire croire les thuriféraires sarkophiles... Arsenic et vieilles dentelles, sauf que je ne suis pas sûr qu'il y ait des vieilles dentelles dans ce microcosme là...
Arsenic et vieilles dentelles, c'est le souvenir qui m'est venu en regardant deux dames passionnées qui tentaient de convaincre hier à la journée porte ouverte de jeune cité les visiteurs de rejoindre leur club... Arsenic et vieilles dentelles, sauf qu'il n'y avait pas d'arsenic, qu'il n'y avait pas de vieilles, juste des dames passionnées qui me disaient s'être laissées aller parfois au plaisir de leur art jusqu'à des deux heures du matin.
Ambiance sympathique à cette journée portes ouvertes de jeune cité, comme à l'accoutumée.
Ambiance chaleureuse aussi à la fête du basket où je ne suis pas resté assez longtemps à mon goût.
J'y ai retrouvé Claude Béhar et nous avons, entre autres choses, passé une demi heure détendue à parler politique au bar du club ébène avec trois ou quatre personnes qui étaient là... L'une d'elles à qui Claude demandait le nom du maire d'Evreux a répondu: "Roland Plaisance je crois..."
Debré a encore du boulot de communication à faire !... D'autant plus s'il rate le conseil constitutionnel et reste là... Depuis quelques mois les rumeurs vont bon train... Pour ma part, que Debré soit ou non candidat à sa succession à Evreux ne m'empêchera pas de travailler à un autre avenir pour Evreux et son agglomération ni de continuer à travailler au rassemblement de la gauche...
A ce propos, j'ai pris l'initiative de réunir les membres de l'opposition municipale en un groupe de travail élargi qui siègeait pour la première fois jeudi dernier. Nous avons lancé les bases du texte que nous allons transmettre au commissaire enquêteur qui a aujourd'hui en charge l'enquête d'utilité publique sur le Plan Local d'Urbanisme contre lequel nous avons voté en conseil municipal et contre lequel je m'étais insurgé.
Nous avons programmé une seconde réunion pour arrêter la formulation définitive de notre texte. C'est donc d'un seul bloc que nous allons nous exprimer sur le PLU qui constitue une pièce essentielle du développement de notre ville demain.
La semaine qui vient de s'écouler, c'était aussi la visite de Xavier Bertrand, ministre de la santé et des solidarités...
J'y ai représenté le Département lors de l'inauguration de l'extension du CIT à Evreux.
Premier à prendre la parole parmi les élus, je succédais au micro au Professeur Jean-Roger Claude qui avait évoqué avec beaucoup de passion le rôle des centres de recherche sous contrat dans le développement des médicaments.
Transition peu simple !
J'ai, en seconde partie de mon intervention, interpellé le Ministre et lui ai fait part de l'inquiétude des départements face à ce qui ressemble bien à une défausse de l'Etat sur les collectivités.
Alain Le Vern a ensuite enfoncé le clou.
Agacement de Jean Louis Debré qui prenait la suite au micro et donnait en exemple la communauté d'agglomération qu'il préside et dont il dit qu'elle va de l'avant et ne se plaint pas... Il a juste oublié de dire qu'aller de l'avant pour l'agglo , c'était, par exemple sur le projet du CIT, participer financièrement 6 fois moins que le Département... Debré est coutumier du fait... il critique facilement le Conseil Général mais c'est souvent là pourtant qu'il va au ravitaillement !
Xavier Bertrand, pour sa part, n'a répondu en rien ni aux questions ni aux inquiétudes que nous aurons exprimées .
Tout au plus a-t-il indiqué, s'agissant de la démographie médicale, qu'il avait relevé le numérus clausus et qu'il fallait sans doute donner des aides à l'installation là où on manque de médecins, moyennant l'engagement pour eux de rester quelques années....
En clair, que les collectivités locales se débrouillent ! C'est lamentable !
L'encadrement et la restriction du nombre d'étudiants autorisés à poursuivre leurs études en médecine (Le fameux Numérus Clausus) ont été inventés sous la présidence de Pompidou et maintenus jusqu'aujourd'hui quelle que soit la coloration des gouvernements...
Aujourd'hui, la démographie médicale est plus que préoccupante en général mais aussi parce qu'il y a des déséquilibres considérables entre les territoires...
Augmenter le nombre d'étudiants en médecine, ce n'est règler le problème que pour dans dix ans et ce n'est le régler qu'à moitié.
Il faut avoir le courage politique d'engager la réflexion puis très rapidement l'action dans deux directions :
Encadrer tout d'abord les possibilités d'installation de nouveaux médecins comme on le fait par exemple pour les pharmacies. C'est ce qui permettra de rééquilibrer les territoires en matière de démographie médicale.
Il n'est pas question de revenir sur le libre choix de leur médecin pour les patients. Je sais trop que l'acte médical repose sur une relation de confiance entre le malade et le médecin et la confiance ne se décrète pas. Il s'agit simplement de ne pas autoriser l'installation d'un nouveau médecin là où la couverture médicale est suffisante.
L'autre chemin qui mérite d'être exploré c'est la répartition des actes et des responsabilités entre le médecin et les autres professions de santé... Peut être n'y-a-t-il rien à trouver là mais s'il y a des possibilités, il faut s'en saisir parce que former un médecin dure grosso modo dix ans alors que former un professionnel du secteur paramédical ne dure que trois ou quatre ans...
Ce sont ces réflexions que j'aurais aimé entendre dans la bouche d'un ministre de la santé et que je n'ai pas entendues.
Mais Je voudrais finir ce mot sur une touche d'émerveillement.
J'ai assisté hier au vernissage de l'exposition de Gérard Fromanger dans le hall du Conseil Général.
L'oeuvre est remarquable, l'artiste attachant... Il faut aller prendre le temps de déguster.
A suivre....
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