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Les deux Nicolas

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Le salaire de Nicolas Sarkozy augmente de 140%.

News de janvier... Sa cote baisse

 

Ruy Blas, survenant.

Bon appétit, messieurs ! – 

                            Tous se retournent. Silence de surprise et d'inquiétude.
Ruy Blas se couvre, croise les bras, et poursuit en les regardant en face.
                           
 Ô ministres intègres !
Conseillers vertueux ! Voilà votre façon
 De servir, serviteurs qui pillez la maison !
Donc vous n'avez pas honte et vous choisissez l'heure,
L'heure sombre où l'Espagne agonisante pleure !
Donc vous n'avez ici pas d'autres intérêts
Que remplir votre poche et vous enfuir après !
Soyez flétris, devant votre pays qui tombe,
Fossoyeurs qui venez le voler dans sa tombe !

....

Victor Hugo

 

  


 

  

 

L'action d'un élu est visible au travers de la presse lors de manifestations, d'inaugurations qui ne sont finalement que l'aboutissement d'un travail qui, lui, est quotidien.

Le bloc-notes en ligne est un moyen de donner une image de ce quotidien et, peut être aussi, des questions, des doutes qui peuvent être ceux d'un élu local, proche du vécu de celles et ceux qui l'ont élu.

C'est ce qui me conduit à mettre en ligne ce quasi-journal.

J'espère que vous aurez plaisir à le lire et à réagir en le commentant ou plus simplement en m'écrivant à:

g.silighini@wanadoo.fr

Bien cordialement

undefined Annie Martin, qui trouve et m'adresse souvent de bons textes , m'envoie ces extraits de Napoléon le petit, pamphlet de Victor Hugo.
Les questions qui donnent l'illusion d'un entretien sont, bien évidemment, réinventées mais tout de même... L'effet actualité est surprenant.
Victor Hugo garde un style.... très moderne.


 
 
 
                                      Vous semblez vous tenir très informé de l’actualité politique française. Quel regard portez-vous sur notre nouveau président ?

Victor Hugo : Depuis des mois, il s’étale ; il a harangué, triomphé, présidé des banquets, donné des bals, dansé, régné, paradé et fait la roue… Il a réussi. Il en résulte que les apothéoses ne lui manquent pas. Des panégyristes, il en a plus que Trajan. Une chose me frappe pourtant, c’est que dans toutes les qualités qu’on lui reconnaît, dans tous les éloges qu’on lui adresse, il n’y a pas un mot qui sorte de ceci : habilité, sang-froid, audace, adresse, affaire admirablement préparée et conduite, instant bien choisi, secret bien gardé, mesures bien prises. Fausses clés bien faites. Tout est là… Il ne reste pas un moment tranquille ; il sent autour de lui avec effroi la solitude et les ténèbres ; ceux qui ont peur la nuit chantent, lui il remue. Il fait rage, il touche à tout, il court après les projets ; ne pouvant créer, il décrète.

Derrière cette folle ambition personnelle décelez-vous une vision politique de la France, telle qu’on est en droit de l’attendre d’un élu à la magistrature suprême ?

Victor Hugo : Non, cet homme ne raisonne pas ; il a des besoins, il a des caprices, il faut qu’il les satisfasse. Ce sont des envies de dictateur. La toute-puissance serait fade si on ne l’assaisonnait de cette façon. Quand on mesure l’homme et qu’on le trouve si petit, et qu’ensuite on mesure le succès et qu’on le trouve si énorme, il est impossible que l’esprit n’éprouve quelque surprise. On se demande : comment a-t-il fait ? On décompose l’aventure et l’aventurier… On ne trouve au fond de l’homme et de son procédé que deux choses : la ruse et l’argent…Faites des affaires, gobergez-vous, prenez du ventre ; il n’est plus question d’être un grand peuple, d’être un puissant peuple, d’être une nation libre, d’être un foyer lumineux ; la France n’y voit plus clair. Voilà un succès.

Que penser de cette fascination pour les hommes d’affaires, ses proches ? Cette volonté de mener le pays comme on mène une grande entreprise ?

Victor Hugo : Il a pour lui désormais l’argent, l’agio, la banque, la bourse, le comptoir, le coffre-fort et tous les hommes qui passent si facilement d’un bord à l’autre quand il n’y a à enjamber que la honte…Quelle misère que cette joie des intérêts et des cupidités… Ma foi, vivons, faisons des affaires, tripotons dans les actions de zinc ou de chemin de fer, gagnons de l’argent ; c’est ignoble, mais c’est excellent ; un scrupule en moins, un louis de plus ; vendons toute notre âme à ce taux ! On court, on se rue, on fait antichambre, on boit toute honte…une foule de dévouements intrépides assiègent l’Elysée et se groupent autour de l’homme… C’est un peu un brigand et beaucoup un coquin. On sent toujours en lui le pauvre prince d’industrie.

Et la liberté de la presse dans tout çà ?

Victor Hugo (pouffant de rire): Et la liberté de la presse ! Qu’en dire ? N’est-il pas dérisoire seulement de prononcer ce mot ? Cette presse libre, honneur de l’esprit français, clarté de tous les points à la fois sur toutes les questions, éveil perpétuel de la nation, où est-elle ?
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*Toutes les réponses de Victor Hugo proviennent de son ouvrage « Napoléon le Petit », le pamphlet républicain contre Napoléon III.
 
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champredon-silighini.jpg Un week-end en accéléré.
Assurer mes rendez vous dans le canton.
Participer aux dernières corrections du document que nous allons diffuser aux Ebroïciens.
Une séance de photo au passage.
En ville on m'interpelle ... On me dit le plaisir de voir enfin la Gauche rassemblée à Evreux.
On personnalise parfois...

"Ca fait plaisir de vous voir aller dans le même sens Champredon et toi !"
"Mammeri... Il finira bien par comprendre et par se ranger
!"

Quelques remarques plus négatives mais noyées dans la masse des mots de soutien.

Parfum de campagne électorale...

Samedi je participe à l'Assemblée Générale des jardiniers de Cambolle.
Cela ne fait pas loin de dix ans que je m'y rends chaque année.
Debout au fond de la salle, une dizaine de membres de la liste Mammeri.
On dirait ces jeunes filles des bals d'antan qui font tapisserie et rêvent qu'on les invite à danser.

Parfum de campagne électorale...

Fin de matinée samedi.
Je regagne ma voiture.
Place de la Vierge, une troupe disparate de candidats se disperse autour de Nicolas.
Ils tendent aux rares passants, sans trop y croire, le simili-programme de l'UMP .
Unité et rassemblement disent-ils !
Bigre..! 
Bruno Le Maire tourne le dos à Nicolas...
Anita Mallet, comme Perrette et le pot au lait, sourit à son peut être futur nouveau mandat... 
Mais cela vaut-il la peine de voter pour elle si elle s'en va, comme la première fois, au bout de quelques mois ?
Quelques uns et quelques une brillent par leur absence... 
Il doit rester bien des aigreurs chez ceux qui ne sont pas restés en liste comme chez ceux qui composent la liste.

Parfum de campagne électorale...

Nicolas, c'est, pour tout programme, continuer à détruire la solidarité et à faire de la ville le monopoly des promoteurs.
Nicolas, c'est une liste où les querelles de personnes sont telles qu'il est obligé de la publier par ordre alphabétique de peur que ses colistiers ne prennent trop vite ombrage les uns des autres .

C'est une liste au parfum ... de décadence... 

Une liste dont ils nous disent qu'elle rassemble les deux députés d'Evreux  dont le poids politique etc... L'histoire du fameux carnet d'adresses de Debré qui n'a jamais apporté un emploi à Evreux.
Et puis, ils sont si dissemblables ces deux députés rassemblés !

Nicolas, c'est le Sarkozien historique qui chute plus vite que son César Kozy.
Bruno Lemaire, c'est le Sarkozien de circonstance qui s'effare de voir chuter son cheval de rechange.

Mais les Ebroïciens ne s'y tromperont pas.

La Gauche a tardé à se rassembler... C'est vrai.
Mais c'est fait aujourd'hui et la poignée de main que nous nous donnons Michel Champredon et moi n'est pas que de circonstance.
Elle scelle notre accord sur un programme... Un vrai programme que nous avons bâti ensemble, Socialistes, Communistes, Ecologistes, Radicaux, MRC, sans compter des dizaines de citoyens de conviction.
Elle scelle notre volonté commune de bâtir ensemble l'avenir d'Evreux et de l'agglomération.

Parfum ... du dynamisme dont notre ville a besoin.
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Gérard Silighini

 

 

 

 

 Conseiller Général de l'Eure dans le canton d'Evreux-Ouest,  Gérard Silighini est le premier vice-président du conseil général et le rapporteur général du budget.
Conseiller municipal  d'Evreux , il a animé de 2001à 2008le groupe de l'opposition face à une municipalité à forte dominante UMP. En mars 2008, la municipalité revient à gauche et Gérard Silighini en est Maire-adjoint chargé des finances de la ville.
 Ses fonctions au conseil général le conduisent à assurer, entre autres responsabilités, la présidence du conseil d'administration de Centre Hospitalier Spécialisé de Navarre.
Il est, professionnellement, Inspecteur d'Académie-Inspecteur Pédagogique Régional et il dirige, en tant que tel, l'Institut de Rouen du Centre National d'Enseignement à Distance.

 

 

 

 

   

 
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