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Les deux Nicolas

  grande-bouffe.jpg

 

Le salaire de Nicolas Sarkozy augmente de 140%.

News de janvier... Sa cote baisse

 

Ruy Blas, survenant.

Bon appétit, messieurs ! – 

                            Tous se retournent. Silence de surprise et d'inquiétude.
Ruy Blas se couvre, croise les bras, et poursuit en les regardant en face.
                           
 Ô ministres intègres !
Conseillers vertueux ! Voilà votre façon
 De servir, serviteurs qui pillez la maison !
Donc vous n'avez pas honte et vous choisissez l'heure,
L'heure sombre où l'Espagne agonisante pleure !
Donc vous n'avez ici pas d'autres intérêts
Que remplir votre poche et vous enfuir après !
Soyez flétris, devant votre pays qui tombe,
Fossoyeurs qui venez le voler dans sa tombe !

....

Victor Hugo

 

  


 

  

 

L'action d'un élu est visible au travers de la presse lors de manifestations, d'inaugurations qui ne sont finalement que l'aboutissement d'un travail qui, lui, est quotidien.

Le bloc-notes en ligne est un moyen de donner une image de ce quotidien et, peut être aussi, des questions, des doutes qui peuvent être ceux d'un élu local, proche du vécu de celles et ceux qui l'ont élu.

C'est ce qui me conduit à mettre en ligne ce quasi-journal.

J'espère que vous aurez plaisir à le lire et à réagir en le commentant ou plus simplement en m'écrivant à:

g.silighini@wanadoo.fr

Bien cordialement

image_00045.jpg Temps de chien depuis un peu plus d'une semaine... L'expression m'étonne parfois d'ailleurs... Je croyais que c'étaient les grenouilles qui faisaient la météo...
Grenouilles, grenouillages... Les suppositions continuent à aller bon train sur la composition du gouvernement qui, cela devrait être confirmé ce matin, serait un gouvernement Fillon.
Les médias s'accordent pour lui attribuer de bonnes qualités de négociateur.... C'est en tout cas un Premier Ministre qui sera en phase avec son patron et qui ne manquera pas d'aller jusqu'au bout des réformes annoncées.
François Fillon, c'est la réforme des retraites qui s'est mise en place dans la douleur et sur laquelle il est désormais peu probable que l'on revienne.
François Fillon, c'est, en 2005,  les lycées dans la rue contre sa réforme dont il devra d'ailleurs abandonner une partie.
François Fillon, c'est aussi l'un de ceux qui aura regretté l'absence de dialogue et de débat avec le parlement au moment de la crise du CPE... Raison de plus pour ne pas donner aujourd'hui à l'UMP une Assemblée Nationale godillot !
Pendant ce temps, la campagne des législatives demeure en arrière plan... Sans la valse des affiches qui recouvrent les buses à Evreux, on pourrait croire que le mouvement citoyen qui a conduit aux urnes des millions de Français est en train de s'endormir.
Le rythme des blogs ralentit, peut être à gauche pour ne pas ajouter  l'image de divisions internes  aux difficultés du moment et à droite parce que l'on a, après le sacre de César Kozy, le sentiment de ne plus avoir rien d'autre à faire que le laisser agir...
Dans les milieux de gauche à Evreux, le débat n'a pas cessé et nous continuons à confronter les arguments et les analyses sans perdre de vue pour autant l'impérieuse nécessité de porter à l'Assemblée Nationale un nombre suffisant de députés pour éviter une concentration des pouvoirs qui ôterait tout garde fou à l'action gouvernementale.
Je suis, pour ma part, de ceux qui pensent que la gauche et la droite portent des valeurs fondamentalement différentes.
Monsieur Sarkozy, candidat, a décomplexé la droite jusque dans son expression la plus extrême.
Nous devons, à gauche, être tout autant décomplexés.
J'affirmais, au soir du premier tour que nous gagnerions l'élection présidentielle en affirmant clairement nos valeurs.
Au risque de me répèter, je suis convaincu à nouveau que nous provoquerons un sursaut lors des législatives si nous affirmons collectivement ces valeurs... Il y a ensuite, bien évidemment les situations particulières de chaque circonscription qui rendent différentes chacune des près de 600 élections singulières qui construiront l'Assemblée Nationale.

Mon ami Denis Collin vers le blog duquel j'ai inscrit un lien dans ces colonnes ne dit pas autre chose (ou plutôt il le dit, avec son style à lui, plus clairement que moi) ... dans ce message qu'il adresse à sa liste de diffusion et que je relaye ci dessous.



collin.jpg

À mes camarades et amis du Parti Socialiste
 
Chers camarades,
 
Le chaos politique dans lequel la gauche est précipitée depuis le dimanche 6 mai aura besoin d’être analysé. Mais pour l’heure, la priorité est à limiter la casse aux législatives, car il ne nous reste plus guère que cela à faire (au fait quel est le génial stratège qui a inversé le calendrier électoral en vue de permettre au président d’avoir une majorité à sa botte ?).
 
Mais en attendant, je crois que nous devons prendre des leçons du nouveau président de la république. Il a gagné et bien gagné parce qu’il s’est battu sur ses idées (de droite) et sans craindre de défendre ses valeurs (de droite) et son modèle de société (capitaliste). Si nous voulons éviter l’effondrement de la gauche et la dislocation du PS ou sa liquidation dans un marais centriste, il serait temps, grandement temps, que nous aussi, comme Sarkozy, mais de notre côté, nous retrouvions nos « fondamentaux » que nous défendions des idées socialistes, un programme socialiste, des valeurs socialistes pour avancer vers une société socialiste. Il est inutile de se cacher derrière son petit doigt : le PS n’est pas un parti révolutionnaire (le choix date de 1920 !) et ceux qui nous demandent de devenir vraiment « réformistes » nous demandent en réalité de ne plus être socialistes, mais d’être des démocrates chrétiens ou des libéraux teintés de préoccupations sociales (comme les dames patronnesses qui s’occupent des pauvres pendant que leurs maris s’occupent d’exploiter les travailleurs, de licencier, ou de délocaliser…)
 
1)      Le socialisme est né de la lutte du mouvement ouvrier contre la domination du capital, contre l’exploitation capitaliste. L’exploitation capitaliste a-t-elle disparu ? Non, mille fois non. Donc, nous devons réaffirmer la continuité de ce combat ! Aujourd’hui la mode à gauche est de combattre le libéralisme. Les socialistes, parce qu’ils sont pour la démocratie, le gouvernement représentatif, la défense des droits individuels, le pluralisme, la liberté de conscience, ne sont pas des « antilibéraux ». Par contre, comme ils sont pour l’émancipation des individus, ils sont opposés à l’exploitation de l’homme par l’homme et donc à la propriété capitaliste et donc ils sont pour l’appropriation sociale des grands moyens de production et pour le contrôle par l’État du système bancaire. Personne n’exige que tout cela soit fait en 100 jours après le retour au pouvoir de la gauche, mais il serait bon de réaffirmer que c’est dans cette direction que nous allons. Et ceux qui ne sont pas d’accord pour aller dans cette direction devraient dire clairement qu’ils sont centristes, sarkozistes de gauche ou blairistes. Pour moi ces qualificatifs ne sont pas des injures, ce sont des positions légitimes, mais le socialisme n’a rien à voir avec tout cela.
2)       Les socialistes sont des « collectivistes » et des « partageux ». C’est sous ce vocable que leurs adversaires les désignaient jadis.  Mais nous pouvons fièrement reprendre ces étiquettes. Nous croyons que l’action collective est décisive, nous croyons que les individus ne peuvent vivre et être libres que dans la collectivité et nous croyons que la collectivité n’est pas une somme d’égoïsmes, mais la solidarité et le partage de la richesse et des biens sociaux.
3)      Les socialistes sont pour une république démocratique. Cela veut dire :
a.      Que le peuple décide en dernière instance (le peuple est souverain !) et que nous combattons la transformation de la démocratie en oligarchie soumise aux magnats de la finance, de la presse et aux marchands de canons (ce sont souvent les mêmes !)
b.      Que les droits des minorités sont protégés, que les droits individuels sont sacrés et que l’ordre public est toujours soumis au principe de justice.
c.       Que doivent prévaloir dans l’action publique les intérêts du peuple, c’est-à-dire de la partie la plus défavorisée de la population.
 
Si nous nous (re)mettions d’accord sur ces fondamentaux, c’est-à-dire sur ce qui fait que nous nous appelons « socialistes » et pas autrement, alors le rassemblement de toute la gauche serait très facile à faire et les questions de personne ou de tactique pourraient être discutées bien plus sereinement. Un certain nombre de soi-disant « socialistes » ont déjà tiré les conséquences de leurs positions en allant soutenir Sarkozy. D’autres lorgnent vers Bayrou et veulent se repositionner vers le centre. Si c’est là leur position, qu’ils le fassent.  Les choses seront plus claires. Et en défendant clairement, sans complexe, une ligne de gauche, une vraie ligne de gauche, une ligne de gauche sans OGM, pas une ligne de gauche génétiquement modifiée par l’introduction massive de gènes centristes et capitalistes, nous pourrons alors reconquérir l’électorat populaire et redonner espoir à une jeunesse un peu désespérée par l’orientation que prend notre pays.
 
Salut et fraternité.
 
Denis Collin
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n-sarkosy2.jpg Catastrophe... Voilà que l'UMP n'a plus de président... Juste un triumvirat auquel César Kozy ne participe même pas.
Les mauvaises langues disent que, s'il n'a pas souhaité que lui soit désigné un successeur à la présidence de l'UMP, c'est juste parce qu'il ne veut pas que l'on puisse lui faire de l'ombre.... A droite, c'est lui le patron... Point final !
Il tire l'échelle en quelque sorte ! Il range l'escabeau !
En parlant d'escabeau, la couverture de la revue municipale du coté d'Evreux N°47 est assez cocasse et cela m'avait échappé... C'est je ne sais plus qui au juste qui m'en a parlé ce week-end.
Jean Pierre Nicolas, nouveau maire d'Evreux s'est juché sur un parpaing pour être à hauteur de celui qui lui présente un chantier... C'est cocasse ...

nicolas-sur-son-aglo.jpg

 


Il ne peut même pas se plaindre au directeur de publication ! C'est lui-même....
Mais revenons en à César Kozy...
Il consulte.
Il configure son gouvernement.... Je parle de son gouvernement parce que, le quinquennat , qu'on le veuille ou non, a transformé fondamentalement la cinquième République. Que le temps du Président de la République se calque sur celui de l'Assemblée Nationale enlève à la fonction le coté "arbitre au dessus de la mêlée" qu'avaient voulu lui donner les pères de la constitution... Le Président de la République devient chef de gouvernement mais ne rend aucun compte au parlement... Curiosité française !  
Il distille, depuis quelques jours, des informations et veut donner l'image de l'ouverture.
Ce n'est pas nouveau !

Souvenons nous par exemple de Jean Pierre Soisson qui, après avoir été ministre de Mrs Chirac et Barre, participe aux gouvernements Rocard, Beregovoy et Cresson avant de réintégrer l'UMP.
César Kozy serait en passe de rallier de la même façon à sa cause Bernard Kouchner.... 
La question est de savoir de quoi il s'agit au juste... 
Cette "ouverture" ressemble fort à une illusion, un artifice... Bernard Kouchner, c'est le parpaing sur lequel se juche César Kozy pour laisser croire qu'il est le rassembleur... le temps d'une législative.
Il ne veut pas laisser au peuple le temps de se réveiller. Il ne veut pas réouvrir le débat sur le programme du gouvernement... Alors il lance l'idée d'une l'union nationale ... Pour faire quoi ? 
C'est là qu'est l'illusion... ! Bernard Kouchner aux affaires étrangères, pour autant que cela soit ce que nous découvrirons vendredi, c'est placer à ce poste quelqu'un qui, en 2003, se prononçait plutôt favorablement à une intervention en Irak....
Le prestidigitateur détourne l'attention pour réussir son tour sans dévoiler son truc.... C'est ce que fait le nouveau Président de la République ... 
Il lui faut aujourd'hui nettoyer toute opposition. Il veut la majorité absolue à l'Assemblée Nationale... Il nous amuse et, pendant que les médias parleront des membres du nouveau gouvernement, pendant que l'on interrogera le ban et l'arrière ban politique pour savoir si la position de Monsieur Kouchner constitue une volte face, une trahison ou le nouveau bon sens politique, on se gardera bien de demander aux Français s'ils veulent vraiment d'une France moins solidaire, s'ils veulent vraiment que s'amplifie la casse des protections sociales, que s'amplifie la fracture entre une médecine de riche et une médecine de pauvres, entre une école de riches et une école de pauvres... S'ils veulent vraiment de ce programme ultralibéral vendu à grands coups de discours raccoleurs...
Les législatives, c'est un peu moins simple... Entre la compétence reconnue d'un Alfred Recours et le parpaing sur lequel se juche monsieur Nicolas, le choix des habitants de la circonscription risque bien de ne pas être uêmepien... 
Alors César Kozy en est réduit à amuser la galerie et... Ni vu ni connu... Pas de débat local ... Pas de questions qui pourraient fâcher....Des copains qui donnent toute la place dans les médias au néoprésident et à ses coups de pub... Juste quelques coins posés pour mieux encore donner l'image de la division dans le camp de la gauche... Et le tour est joué; Raz de marée bleu Sarkozien garanti...
Champagne au Fouquet's !
Les Français se laisseront-ils avoir ?
A suivre...

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Gérard Silighini

 

 

 

 

 Conseiller Général de l'Eure dans le canton d'Evreux-Ouest,  Gérard Silighini est le premier vice-président du conseil général et le rapporteur général du budget.
Conseiller municipal  d'Evreux , il a animé de 2001à 2008le groupe de l'opposition face à une municipalité à forte dominante UMP. En mars 2008, la municipalité revient à gauche et Gérard Silighini en est Maire-adjoint chargé des finances de la ville.
 Ses fonctions au conseil général le conduisent à assurer, entre autres responsabilités, la présidence du conseil d'administration de Centre Hospitalier Spécialisé de Navarre.
Il est, professionnellement, Inspecteur d'Académie-Inspecteur Pédagogique Régional et il dirige, en tant que tel, l'Institut de Rouen du Centre National d'Enseignement à Distance.

 

 

 

 

   

 
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