Un gamin de douze ans, enfant de "sans papiers"...
Sans papiers ! Voilà qui me rappelle ces apatrides enfermés dans le vaisseau des morts de Bernard Traven...
Un enfant de douze ans est dans le coma, tombé du quatrième étage de son immeuble en fuyant, avec son père, la police dont ils craignaient une reconduite à la frontière.
Je ne sais rien du dossier ou pas grand chose...
Mais je me souviens des paroles de cette chanson qu'interprétait Serge Utgé-Royo il y a bien longtemps et dont la mélodie s'étire comme une lente mélopée:
Une énorme boule rouge (texte français : Victor Simal)
Si de chaque goutte de sang
versée par un enfant
jaillissait un coquelicot,
la Terre ne serait plus bientôt
qu'une énorme boule rouge
rouge, rouge, rouge, rouge....
Rouge comme la honte
qui devrait empourprer nos visages
si nous avions le courage
de nous regarder, de nous voir...
quand nous passons devant un miroir.
Si de cada gota de sang
vessada per l'infant
brollès una rosella,
la Terra, prompte, esdevindria
una enorme bola roja...
Des esprits chagrins ne manqueront pas de trouver ce texte vieillot, simpliste et moralisateur.
Je pense moi à ce gamin - et à d'autres - entre la vie et la mort aujourd'hui...
Mais de quoi donc était-il coupable ?
Hé non !
Ce n'est pas le diable...
Aujourd'hui, c'est monsieur Sarkozy dont la revue Vanity Fair (revue préférée de la jet-set aux Etats Unis) souligne l'élégance à la fois masculine et romantique.
Il côtoie ainsi le footballeur britannique David Beckham, l'acteur Brad Pitt ou le chanteur Lenny Kravitz., nous dit-on...
Je tenais à publier cette information capitale, pour ne pas donner le sentiment, dans ce blog, d'un antisarkozisme forcené et, puisque l'Amérique porte aux nues l'élégance... en tout cas
vestimentaire ... du Président de la République française, ne boudons pas notre plaisir...
C'est une publicité fantastique pour la mode franç... Oups ! la mode européenne... Prada, c'est une maison de couture italienne créée, me semble-t-il, au début du vingtième siècle.
Je me demande si La Dépèche va, du coup, s'intéresser à présent aux couturiers des responsables locaux. Ne consacre-t-elle pas en effet, cette semaine, après la
"mission de Cécilia Sarkozy en Libye" et donc le débat sur son rôle dans la nation, une page au "rôle des conjoints de nos responsabes locaux" .
On y apprend, en particulier, que les Nicolas sont deux députés, "un qui siège à l'Assemblée et l'autre qui travaille sur les dossiers à Evreux".
Celui qui
siège est cité pour son discours sur le service minimum:
"La liberté des usagers ordinaires mérite dêtre défendue face aux privilèges de grève dont jouissent
certaines catégories protégées du service public."
C'est quoi un usager ordinaire ?
L'enseignant qui prend le métro est-il un usager ordinaire ou une catégorie protégée ?
Ceux qui, moniteurs d'auto-école, ambulanciers, agriculteurs, routiers etc. organisent des opérations escargot ou barrent carrément les routes sont-ils des usagers ordinaires ou des catégories
protégées ?
C'est vrai qu'il y a un vrai débat sur l'impact de la grève qui est, selon les cas, plus ou moins limité et dont les répliques sont plus ou moins fortes.
Mais il y a surtout un vrai débat à mener sur la précarisation de l'emploi, sur les possbilités de plus en plus limitées qu'a le salarié de se défendre.
Et, en tout cas, je ne crois pas que l'on gagne à stigmatiser telle ou telle catégorie de salariés en l'opposant à un supposé "usager ordinaire" qui ne sera que ponctuellement
ordinaire.
J'en viens aux dossiers Ebroïciens... Je ne sais qui, du Député qui siège ou de celle qui travaille les dossiers à Evreux, s'occupe de la question de la circulation et du stationnement rue de la
Rochette...
En fait, c'est le maire que celà concerne.
Il semble que les riverains demandent depuis des semaines et des mois une réunion publique avec la mairie sans succès... Et cela, malgré une pétition.
C'est un problème de circulation très localisé mais qui peut concerner aussi toutes les rues parallèles à des axes importants et souvent saturés. La rue de la Rochette comme alternative sauvage
aux feux de l'avenue Foch, la rue d'Harrouard à la route de Conches, le boulevard du jardin Lévêque à la rue Isambard etc.
Je ne comprends pas cette incapacité de la municipalité à assumer des rencontres en direct avec la population.
Au delà de l'organisation de la démocratie locale, de comités de quartier ou d'autres modalités, que le maire d'une ville réponde présent lorsqu'il y a demande explicite de la
population relève d'une autre sorte d'élégance que l'élégance vestimentaire.
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