La perspective d'un premier tour des élections municipales avec une
gauche en ordre dispersé ne me réjouit guère et ne réjouit pas davantage les Ebroïciens que je peux croiser et qui, s'ils n'adhèrent à aucun parti politique, n'acceptent pas que l'on
puisse laisser l'UMP poursuivre sa politique, que ce soit Monsieur Nicolas ou monsieur Le Maire qui l'incarne en définitive pour le prochain mandat.
Nombre d'entre eux ne comprennent pas ce qui s'est passé au sein de parti socialiste et qui conduit à une double rupture: la mise en congé de
Michel Champredon d'abord et mon éviction qui revient à rompre avec le travail d'opposition municipale de ces près de sept dernières
années.
Ce travail, on peut le contester bien évidemment mais , s'il s'est fait à minima, au moins se faisait-il dans l'union.
Cette union, le parti communiste y appelle depuis longtemps dans la perspective de la reconquête d'Evreux par ses habitants.
Les radicaux ne demandent pas autre chose.
Quant aux Verts, s'ils ont affiché leur volonté de constituer pour le premier tour une liste à part, ils restent très attachés à un
travail et à des rencontres qui mettent en commun nos visions de l'avenir d'Evreux.
Je souhaite, en tant que président en exercice du groupe municipal socialiste et républicain, ouvrir à la faveur de la préparation du prochain conseil municipal qui doit délibérer sur le premier
budget de la prochaine mandature, un espace de dialogue qui nous permette de confronter ces visions de l'avenir d'Evreux et de mettre en avant ce qui nous rapproche...
Ce dialogue, porté également par des militants et des personnalités qui m'ont signifié vouloir travailler au rassemblement de la gauche, je veux qu'il s'ouvre simultanément aux
Ebroïciens.
C'est le sens du courrier ci dessous que j'adresse aux élus municipaux, départementaux et régionaux d'Evreux, ainsi qu'aux responsables locaux des formations de gauche.
Gérard Silighini
Premier vice-président du Conseil Général de l’Eure
Conseiller Municipal d’Evreux
Président du groupe municipal socialiste et républicain
Chers amis
Nous croisons, les uns et les autres, des dizaines d’Ebroïciens qui ne comprennent pas que des divergences ou des désaccords
tactiques empêchent que la gauche, à quatre mois des élections municipales, parle d’une seule voix.
Qu’en cours de mandat le discours de l’opposition municipale se soit exprimé dans sa diversité aura été compris par les Ebroïciens.
Mais aujourd’hui il est urgent de mettre en avant et de montrer d’abord ce qui nous rapproche et les réponses que nous pouvons apporter ensemble aux Ebroïciens.
Nombre de militants de formations de gauche affichent ce point de vue que partagent aussi des personnalités de la
cité.
Quelques unes et quelques uns d’entre eux m’ont d’ores et déjà clairement indiqué qu’ils voulaient, au delà du discours, agir pour
réaliser le rassemblement de toute la gauche à Evreux.
Il ne s’agit pas pour moi de lancer aujourd’hui une liste supplémentaire.
Même si je n’exclus pas totalement cette hypothèse, elle ne se justifierait que si j’avais le sentiment qu’il n’est pas d’autre
chemin pour rendre aux Ebroïciens l’espoir d’une alternative à la continuation de la gestion calamiteuse de l’UMP et d’une politique étriquée sans vision d’avenir
partagée.
C’est dans le cadre de mon mandat de président du groupe municipal socialiste et républicain qui compte des élus socialistes,
communistes, radicaux de gauche et divers gauche que je m’adresse à vous et que j’inscris mon action.
Le 17 décembre, c’est en effet du budget 2008 que nous aurons à débattre.
Il s’agit du budget qui engage le prochain mandat et le débat ne pourra éviter de s’ouvrir sur les grands axes qui orienteront la
politique municipale pour les six prochaines années.
Ce conseil, je veux le préparer avec les élus de l’opposition qui le voudront bien, avec les responsables des formations
politiques, les élus départementaux et régionaux du territoire de l’agglomération et les personnalités qui veulent agir pour un rassemblement de la gauche.
Nous engagerons, quelques jours avant le conseil municipal, le débat avec les Ebroïciens au cours d’une réunion publique qui
leur sera largement ouverte.
Si la vocation de cette réunion est de préparer le conseil municipal, son ordre du jour qui concerne le budget 2008 lui confèrera
de fait le statut de première réunion publique où la gauche s’exprimera collectivement sur les axes communs d’un projet alternatif à la gestion de l’UMP.
Bien évidemment, tout cela se prépare.
A ma connaissance, le parti socialiste, le parti communiste et les verts ont déjà une réflexion bien engagée et un discours
élaboré sur le projet.
Je crois savoir que le cercle radical d’Evreux y a, lui aussi, largement travaillé et je n’envisage pas enfin que l’on puisse
vouloir le rassemblement sans tenir compte de l’apport de Rive Gauche.
Je n’ai pas d’information sur l’état de la réflexion d’autres formations comme les Alternatifs ou la LCR mais je n’imagine pas
qu’ils puissent ne rien apporter au rassemblement de la gauche.
Tous ces discours, toutes ces visions de l’avenir d’Evreux, Il nous faut les confronter très
vite.
Je vous propose que s’associent, lors d’un séminaire que nous tiendrons le samedi 1er décembre toute la journée, les élus
de l’opposition, les élus départementaux et régionaux, les animateurs des formations politiques ainsi que le groupe des personnalités qui m’ont fait part de leur volonté de travailler à réaliser
ce rassemblement.
Nous confronterons durant cette journée les axes de projet dont nous sommes, les uns et les autres,
dépositaires.
Cette mise en commun doit nous permettre d’engager la construction d’une base commune qui favorisera bien évidemment la cohérence
de notre attitude face à l’UMP lors du conseil municipal du 17 décembre.
Elle devra se poursuivre et aboutir rapidement à l’organisation du dialogue avec les Ebroïciens et, plus largement, les communes et
les habitants de l’agglomération.
Je veux, pour ma part, que ce séminaire soit le point de départ d’une dynamique qui contribuera à redessiner la carte d’un
premier tour des élections municipales dont je continue, quelles qu’aient été ou quelles qu’en soient les péripéties, à espérer et à vouloir jusqu’au bout qu’il nous engage sur une victoire
de la gauche qui rendra Evreux à ses habitants.
Nous ne pouvons en rester à la situation d’aujourd’hui.
Les Ebroïciens comptent sur nous
Bien amicalement
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