Un nouveau numéro de notre journal C''l'Eure est en préparation.
Nous le diffuserons début janvier. Chaque Conseiller Général dispose dans ce numéro de la possibilité de s'adresser aux habitants de son canton.
Voici en primeur le texte que trouveront ceux d'Evreux Ouest.
J'avais pris, dans le numéro de juin, une perspective très cantonale. J'ai choisi cette fois un regard plus départemental.
Le Département Solidaire
L’année 2007 sera une année fortement politique.
D’ici quelques mois, les Français éliront leur Président de la République ; c'est-à-dire celle ou celui qui incarnera le devenir qu’ils auront choisi pour notre pays.
Viendront ensuite les élections législatives ; c'est-à-dire la désignation de celles et ceux qui, représentant la Nation, débattront et voteront les lois qui s’appliquent à tous, y compris aux collectivités territoriales, communes, communautés de communes, départements et régions.
Ces deux scrutins sont essentiels et c’est de ces choix fondamentaux que nous allons faire que dépend aussi l’action de proximité que mènent les élus locaux.
La façon dont sera compensée la décentralisation par exemple relève de logiques qui peuvent être différentes.
Je ne remets pas en cause, pour ma part, l’idée selon laquelle rapprocher la décision du citoyen responsabilise en même temps le citoyen et celui qui décide. En ce sens, la décentralisation accroit l’efficacité de l’action et fait progresser la démocratie…
Mais la question est de savoir ensuite qui paie quoi …
Je crois qu’il faut que la solidarité, qu’elle se traduise financièrement au travers du RMI, de la Prestation de Compensation du Handicap ou de l’APA pour ne citer que ces exemples, doit rester nationale ; c'est-à-dire que la compensation versée aux départements par l’Etat doit couvrir l’intégralité de la dépense…
Procéder autrement, c’est accepter que ce soit le contribuable départemental qui, au travers de sa taxe d’habitation ou de sa taxe foncière, finance cette solidarité. Ce n’est pas équitable.
Cela augmente encore les disparités entre départements.
Si je considère le RMI, le nombre de bénéficiaires a augmenté de près de 10% entre 2004 (année sur la base de laquelle l’Etat rembourse le Département) et 2006. Pour en rester sur le versant financier, 10% sur une dépense totale de l’ordre d’une quarantaine de millions d’euros, c’est énorme.
A Evreux, ce taux d’augmentation est de 18%.
Nombre d’entreprises ont fermé ces dernières années. Se reconvertir n’est pas simple quand on a travaillé 20 ou 30 ans dans la même maison… Et partir ailleurs en déracinant sa famille n’est pas toujours facile.
Ce sont aujourd’hui près de 2000 Ebroïciens auxquels s’ajoutent quelques dizaines d’habitants des communes du canton qui perçoivent le RMI et plus de la moitié d’entre eux ont encore des enfants à charge… Ce qui fait qu’au total c’est plus que l’équivalent d’une ville de la taille de Saint Sébastien de Morsent qui ne vit à Evreux que du RMI… Ou plutôt qui survit grâce au RMI.
Nous devons en être solidaire et je puis témoigner, moi qui préside
Mais cette solidarité nécessaire, cette solidarité juste, ce ne sont pas les Ebroïciens, ni les Eurois qui doivent l’assumer seuls… Ce sont les contribuables de toute la France…
Ce n’est plus tout à fait le cas aujourd’hui et ce sont quelques millions d’euros que dépense le Département et qui ne sont pas compensés par l’Etat.
Cette question qui peut paraître très technique nous concerne tous de très près …
Si les choses se poursuivaient ainsi trop longtemps, il faudrait que les départements se recentrent sur leurs compétences au sens strict… Et c’est le cas de tous les départements..
Ce seraient alors nombre d’actions fortes que nous menons dans l’Eure comme par exemple le soutien aux communes lorsqu’elles modernisent ou construisent leurs écoles qui seraient en question… (Claville il y a quelques années, Saint Sébastien, Caugé plus récemment, Maxime Marchand à Evreux …) ou lorsqu’elles construisent des équipements sportifs ou culturels…
Ce seraient nos programmes prévisionnels d’investissement qu’il nous faudrait étaler dans le temps.
Nous n’en sommes pas là et nous continuons, avec notre budget 2007, à travailler fortement à l’amélioration de la qualité de vie dans notre département… Nous inscrivons notre action dans la durée et nous fixons à nouveau nos objectifs dans le livre blanc qui va bientôt paraître.
A suivre...

Sous le titre: Evreux, le grand lifting,l'hebdomadaire Le Point tente un bilan de la municipalité Debré. 
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