Le bureau municipal de Claville envisage deux autres propositions qui, sortant du champ de la déclaration d'utilité publique, nécessiteront une nouvelle enquête... dont il est loin d'être certain qu'elle aboutisse à une DUP.
Ces propositions posent par ailleurs des problèmes de sécurité.
S'agissant des coûts, la première est estimée à 3,1 millions d'euros et la seconde à 2,6 millions d'euros.


En définitive, les services du départements proposent le projet ci dessous qui
- maintient le tracé actuel mais aménage les deux carrefours en ronds-points
- oblige les véhicules à ralentir par l'aménagement des 600 mètres qui séparent les deux ronds-points et limite donc fortement les nuisances sonores.
- améliore la sécurité en limitant la vitesse, en sécurisant un passage piétons et en créant une voie de desserte pour les riverains à l'arrière des maisons.
- améliore le confort par l'aménagement du bas côté avec, entre autres, quelques places de stationnement.

Le coût de cette solution est d'1,7 millions d'euros.

Les comptages réalisés dans la première quinzaine de décembre attestent d'une évolution du trafic depuis 2002 comparable à ce qui est constaté sur le reste du réseau routier.
L'augmentation est bien plus nette sur la route de Beaumont (RD 31) soit + 527 véhicules par jour que sur la route de Conches (RD 61) soit + 222 véhicules par jour.
Au total, ce sont aujourd'hui 5000 véhicules par jour qui passent devant les quelques habitations route de Beaumont dont moins de 1500 seulement viennent de la départementale 61 (Conches)

Le projet de déviation ci dessus soumis à l'enquête publique et qui a donné lieu en 1999 à une déclaration d'utilité publique ne règle donc qu'une toute petite partie du problème puisqu'il laisse près de 4000 véhicules passer devant les maisons sur la RD 31.
C'est ce qui avait conduit à l'époque, le conseil municipal à refuser cette solution et à demander un barreau supplémentaire qui complète la déviation.

Ce projet, outre son coût (3,800 millions d'euros), n'est pas dans le champ de la déclaration d'utilité publique et ne peut donc se conclure qu'en négociant avec les propriétaires du foncier.
Il prend énormément de terres agricoles... Le risque était finalement de commencer par la réalisation du projet initial et d'être ensuite contraints d'en rester là et de ne pouvoir réaliser le barreau supplémentaire puisque nous n'avions pu faire aboutir une négociation globale... En rester à la solution initiale revenait à dépenser 1,6 millions d'euros pour ne pas régler le problème.
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