Recommander

Cliquez ici pour recommander ce blog

Les deux Nicolas

  grande-bouffe.jpg

 

Le salaire de Nicolas Sarkozy augmente de 140%.

News de janvier... Sa cote baisse

 

Ruy Blas, survenant.

Bon appétit, messieurs ! – 

                            Tous se retournent. Silence de surprise et d'inquiétude.
Ruy Blas se couvre, croise les bras, et poursuit en les regardant en face.
                           
 Ô ministres intègres !
Conseillers vertueux ! Voilà votre façon
 De servir, serviteurs qui pillez la maison !
Donc vous n'avez pas honte et vous choisissez l'heure,
L'heure sombre où l'Espagne agonisante pleure !
Donc vous n'avez ici pas d'autres intérêts
Que remplir votre poche et vous enfuir après !
Soyez flétris, devant votre pays qui tombe,
Fossoyeurs qui venez le voler dans sa tombe !

....

Victor Hugo

 

  


 

  

 

L'action d'un élu est visible au travers de la presse lors de manifestations, d'inaugurations qui ne sont finalement que l'aboutissement d'un travail qui, lui, est quotidien.

Le bloc-notes en ligne est un moyen de donner une image de ce quotidien et, peut être aussi, des questions, des doutes qui peuvent être ceux d'un élu local, proche du vécu de celles et ceux qui l'ont élu.

C'est ce qui me conduit à mettre en ligne ce quasi-journal.

J'espère que vous aurez plaisir à le lire et à réagir en le commentant ou plus simplement en m'écrivant à:

g.silighini@wanadoo.fr

Bien cordialement

pict0027.jpg Je ne vais pas dire que je suis content ce soir !

La France s'est exprimée et a choisi à 53 % le patron de l'UMP pour Président de la République.

Dont acte.

Je gage que la première conséquence sera que Johnny Hallyday reprendra confiance et renoncera à l'exil helvétique qu'il s'était imposé non pas parce qu'il était en résistance comme Voltaire lorsqu'il s'installe à Ferney-Voltaire mais juste parce qu'il déplorait de devoir contribuer trop à la solidarité nationale... D'une certaine façon, s'il revient résider en France, ce sera parce qu'il pourra travailler moins et gagner plus.

Plaisanterie mise à part, c'est, au travers de monsieur Sarkozy, un, choix de société qu'auront fait les Français.

Après cinq années où l'UMP aura eu tous les pouvoirs, nous prenons le risque de nous engager sur cinq années de plus avec une forte probabilité de radicalisation des politiques de droite. C'est un mini Bush que nous venons d'élire et, à la traîne comme souvent, nous venons de l'élire au moment où les Américains commencent à prendre conscience du désastre où celà les a menés.

Il va falloir qu'à présent la gauche se montre plus compacte, plus cohérente et qu'elle puisse convaincre de la nécessité de ne pas laisser tous les pouvoirs à un homme qui, n'hésitant pas à mélanger les genres en acceptant de rester durant des mois ministre de l'intérieur et patron d'un parti politique, n'hésitant pas à s'inscrire dans l'idéologie de l'extrême droite, a surtout montré une inextinguible soif de pouvoir. 

Il va falloir à présent que les Français  équilibrent les pouvoirs et qu'ils ne s'engagent pas sur une fuite en avant ultra libérale... C'est là tout l'enjeu des législatives....

Le feront-ils ?  Je ne sais pas... Je sais juste que ce n'est pas impossible

La problématique d'une législative n'est pas la même que celle d'une présidentielle. Les circoncriptions sont à taille plus humaines et le député est quelqu'un de plus proche qu'un président qui ne s'adresse au peuple que par médias interposés... Et quand les médias s'asseyent sur les règles les plus élémentaires de la déontologie; c'est  à dire d'une certaine morale professionnelle, si l'on est pas proche des gens, la campagne électorale n'est pas simple !

Sans chercher loin, que faut-il par exemple penser de La Dépèche  qui publie  à 3 jours du second tour une pleine page de l'interview de Sarkozy, sans une ligne consacrée à Ségolène Royal et qui, pour faire bonne mesure, publie la photo totalement inutile de son directeur au coté du même Sarkozy... De l'art de transformer un hebdomadaire local en tract électoral ! J'ai dit ce soir à son rédacteur en chef ce que je pensais du procédé que dénoncent d'ailleurs une majorité des journalistes de l'hebdomadaire.

La majorité de l'Assemblée Nationale, c'est la somme de près de 600 élections particulières... Nous avons à y travailler... La proximité peut changer les choses. Il suffit de regarder les différences de scores à l'élection présidentielle selon les communes et les quartiers.

Dans le département de l'Eure, ce sont 57 % des électeurs qui choisissent Sarkozy.

A Evreux, ils ne sont plus qu'un tout petit peu plus que 50%. Il n'y a que 135 voix d'écart sur 22 000 entre Ségolène Royal et Sarkozy. C'est d'ailleurs, à mon sens, dans une ville tenue par une municipalité UMP, une sacrée claque pour le maire et patron départemental de l'UMP.

Dans les quartiers les plus populaires de la ville, Ségolène Royal est devant et parfois largement, comme au bureau de vote de l'école Michelet que je présidais où Sarkozy n'est choisi que par 28% des habitants et Ségolène Royal par 72%. Ce n'est pas un hasard, à mon sens,  si ces quartiers où le taux de chômage est catastrophique, où les discriminations sont quotidiennes n'ont pas voulu reconduire une majorité qui n'a fait depuis cinq ans qu'aggraver leurs conditions de vie.

Sans doute faut-il ajouter à cela le sentiment qu'ont les habitants de ne pas être entendus, même pas considérés par la municipalité.... Mais c'est une autre affaire et ils auront l'occasion de le dire à nouveau lors des législatives et, dans moins d'un an, au moment des élections cantonales et municipales....

A suivre...

commentaires (5)    ajouter un commentaire recommander

rosemary.jpg Chaque cinéphile se souvient de ce film superbe et angoissant tourné par Polanski en 1968 où Mia Farrow accouche d'un enfant conçu par le diable... Le bébé de Rosemary...

Ce dont on se souvient sans doute moins, c'est de cette expérience ou de ce sondage qui demandait aux spectateurs sortant de la séance de décrire ce qu'ils avaient vu du bébé . Une proportion de spectateurs loin d'être négligeable s'est prêtée au jeu, décrivant le plus sérieusement du monde un bébé que pourtant le film ne montre jamais.

C'est un peu ce qui s'est passé après le débat Ségolène Royal- Nicolas Sarkozy... Sauf que les impressions de ce débat auront été construites de toute pièce.

Qu'a-t-on vu en effet ?

 Ségolène pugnace face à un Sarkozy éteint.  Ségolène clairement à gauche face à un Sarkozy clairement à droite et continuant à donner des gages à l'extrême droite.  Ségolène qui s'inscrit et qui inscrit son projet dans la complexité du réel, qui nous propose de le bâtir avec les Français face à un Sarkozy qui égrenne des recettes simplistes... (Je vous recommande d'ailleurs de lire cette blague arthmétique qui circule sur Internet et qui répond sur un ton simpliste sarkozien aux affirmations simplistes sarkozienne.... )

Dans la nuit qui a suivi le débat, ce sont quelques milliers de lecteurs du Monde en ligne  (Je reconnais que l'échantillon n'est pas représentatif) qui, à chaud, désignent Ségolène Royal comme gagnante du débat à 50% environ et Nicolas Sarkozy à 38%.

Ces derniers jours, les médias, dans leurs commentaires mais aussi dans la sélection même des extraits qu'ils ont choisis de publier détournent ce résultat pour en arriver aujourd'hui à dire que personne n'a gagné ni perdu....

20 millions de personnes ont regardé ce débat... Mais souvenons nous de Rosemary's baby... Intérrogés par un sondeur qui leur affirme implicitement qu'ils ont vu le bébé de Rosemary, nombre de téléspectateurs se sont convaincus qu'il l'ont vu...

Même la presse régionale s'y met... Je ne veux pas croire que ce soit volontairement... De la maladresse sans doute !

C'est ainsi que Paris Normandie, dans son édition d'hier, revient sur la question de la scolarisation des enfants handicapés... Et sur la "colère" de Ségolène Royal. Le journal publie son papier en pleine page avec, en chapeau, une photo de Sarkozy face à une photo de Ségolène Royal... Citation pour chacun d'eux et, s'agissant de Ségolène Royal, une phrase d'explication qui se termine par "je ne m'énerve pas" . Cette formule la place en défense et la fragilise.

En réalité, ce que dit Ségolène Royal en conclusion de cet échange ferme, c'est:  "Je ne m'énerve pas... Je me révolte, j'ai gardé ma capacité de révolte intacte" .

Cela change tout. Cette formulation là est positive ... J'attends, moi, d'un Président de la République qu'il demeure capable de se révolter, de s'indigner... S'énerver est un défaut ... Se révolter une qualité.

Tout aura été à l'avenant...

Maladresses ? 

Action volontaire de trucage a postériori des moments du débat par des médias dont Bayrou, le journal Marianne n'auront cessé de dénoncer la partialité, inféodés qu'ils sont pour la plupart à de grands groupes financiers... (A propos, avez vous entendu que , pendant qu'on licencie à Airbus, le Conseil d'EADS vient de voter des dividendes pour les actionnaires ?)...

Publication d'une masse de sondages souvent fantaisistes particulièrement avant le premier tour, avant même les déclarations définitives de candidatures, au moment où la fiabilité de ces instruments de mesure est quasiment nulle....

Mais il fallait créer l'évènement.... Construire ce duel hautement médiatique et annoncé avant même que Ségolène Royal soit désignée par les socialistes et avant que Sarkozy le soit par son parti (Pour lui c'était plus facile puisque, patron de l'UMP, il a organisé son propre plébiscite)....

Tout cela aura eu toutefois un résultat peut être inattendu mais positif.

Les Français se sont emparés du débat.

Les Français sont revenus à la politique... On l'avait déjà un peu constaté lors des dernières canatonales et Régionales en 2004...

85% d'entre eux se sont déplacés pour le premier tour.

Je compte sur ce sursaut républicain. Ils ne se laisseront plus, je l'espère, dessaisir de leur force citoyenne.

Chacun fera son choix, en son âme et conscience, dimanche dans l'isoloir... Il n'y aura à ce moment plus de manoeuvres, plus de sondeurs... Juste des femmes et des hommes qui diront, en choisissant un bulletin portant le nom de la Présidente où du Président de la République, quels sont les lendemains qu'ils veulent et comment ils veulent les construire... Les construiront-ils eux-mêmes ou se contenteront-ils d'en sous-traiter la tâche à un parti politique de plus en plus tentaculaire ?

Pour moi mon choix est fait... Chacun le sait puisque je suis un homme public... Un élu ... Et, pour moi, un élu doit être capable de revendiquer ses choix...

J'ose Ségolène Royal parce que je sais qu'avec elle nous construirons l'avenir vraiment ensemble... Avec elle, c'est la France qui sera Présidente.

commentaires (1)    ajouter un commentaire recommander

Calendrier

Mai 2007
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>

Recherche

Gérard Silighini

 

 

 

 

 Conseiller Général de l'Eure dans le canton d'Evreux-Ouest,  Gérard Silighini est le premier vice-président du conseil général et le rapporteur général du budget.
Conseiller municipal  d'Evreux , il a animé de 2001à 2008le groupe de l'opposition face à une municipalité à forte dominante UMP. En mars 2008, la municipalité revient à gauche et Gérard Silighini en est Maire-adjoint chargé des finances de la ville.
 Ses fonctions au conseil général le conduisent à assurer, entre autres responsabilités, la présidence du conseil d'administration de Centre Hospitalier Spécialisé de Navarre.
Il est, professionnellement, Inspecteur d'Académie-Inspecteur Pédagogique Régional et il dirige, en tant que tel, l'Institut de Rouen du Centre National d'Enseignement à Distance.

 

 

 

 

   

 
Blog : Sport sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus