Deux points au moins méritent que l’on s’y arrête :
La question du Programme Prévisionnel d’Investissement dans les collèges.
Hervé Maurey dénonce un retard prévu de deux à trois ans par rapport à ce que nous annoncions en 2002. Il l’interprète comme un manquement à la parole donnée »…
Hé bien il est gonflé le gars Maurey ! A moins qu’il ait mal lu ses fiches !
Le PPI voté en 2002 se traduisait par une programmation d’abord financière.
Là où le rythme des investissements pour les collèges ne dépassait guère en 2000 les 15 millions d’euros par an, nous avons programmé, avec volontarisme, une dépense de 22,5 millions par an, marquant ainsi une priorité forte pour la formation de notre jeunesse.
Il a toujours été prévu que le PPI donnerait lieu à des ajustements.
Nous procédons, au budget 2006 à un tel ajustement mais en augmentant encore le rythme d’investissement que nous fixons autour de 30 millions par an.
Nous passons donc de 15 millions par an à 22,5 millions puis à 30 millions et ce serait un manquement à la parole donnée !
Où va donc se nicher l’argumentaire de l’opposition !
La hausse des dépenses très supérieure à celle des recettes
C’est la conséquence des lois de décentralisation et des compensations qui sont loin d’être intégrales… Rappelons qu’aujourd’hui la dépense du RMI ne nous est compensée qu’à hauteur de 89%. 11% restent à la charge du contribuable du département… 11% de près de 35 millions d’euros, ça chiffre !
L’écart entre recettes et dépenses liées aux nouvelles compétences risque de s’accentuer davantage encore avec les bricolages fiscaux que pratique le gouvernement (plafonnement de la taxe professionnelle etc.)
Nous n’avons pas attendu Monsieur Maurey pour dénoncer dès les orientations budgétaires cet effet de ciseau qui risque bien de conduire tous les départements , à moyen terme, à augmenter leur fiscalité, ou à recentrer leur action sur leurs strictes compétences… Ce qui, disons le au passage aurait des effets dévastateurs, en particulier sur les communes les plus pauvres.
Aujourd’hui, nous avons encore les moyens d’assumer nos engagements et de continuer, avec toutes ses forces vives, à bâtir l’avenir du département dans l’intérêt de tous nos concitoyens.
Je ne m’attarderai pas sur toutes les contre-vérités qu’assène par ailleurs Hervé Maurey qui compte par exemple, dans le budget des routes, la dépense exceptionnelle de l’A28 comme dépense ordinaire…
Mais au bout du compte, lorsqu’on lit de près son propos, il demande au Conseil Général de dépenser moins... tout en dépensant plus !
Le goût du paradoxe sans doute !
Eure Info daté du 25 janvier rappelle, dans « l’oreille en coin », les positions d’Hervé Maurey lors de la session budgétaire du Conseil Général.


Commentaires