Dimanche matin. Il pleut.
Mon samedi aura été consacré à des activités domestiques, exception faite d’une visite à Saint Sébastien de Morsent où Le Sentier organisait un après midi spectacle et galette des rois.
Beaucoup de monde.
Bonne ambiance.
J’y ai rencontré un correspondant d’Eure Infos qui souhaite m’interroger lundi… Sur ma candidature à la mairie de Saint Sébastien de Morsent.
Encore !
Mais il va plus loin cette fois.
Si j’ai bien compris, il s’apprête à publier un entretien avec Serge Bontemps qui fait état de son bilan et de ses perspectives et il veut pouvoir disposer de mes projets pour Saint Sébastien en contrepoint.
Bref, un test comparatif, une campagne électorale avant l’heure…
Enfin, je n’ai pas pour habitude de refuser les demandes d’entretien et j’ai donc accepté de le rencontrer tout en lui disant que je ne répondrais probablement pas exactement à sa demande.
Si je devais de surcroit vraiment conduire une liste à Saint Sébastien de Morsent et que cela soit définitivement décidé, j’en informerais Serge Bontemps, le maire actuel, entre quatre yeux avant de le faire par le canal de la presse…
Cela relève, me semble-t-il, de la courtoisie la plus élémentaire.
La journée de vendredi aura été à l’image de la semaine… Dense !
J’ai passé ma matinée au Cned avant de faire un aller-retour Evreux pour participer à l’inauguration de la déchèterie de Guichainville.
Après midi au Cned puis réunion à 18 heures avec deux cadres des services de l’action sociale du Département pour caler les grandes lignes du dispositif d’insertion des Rmistes sur le territoire de la Commission locale d’Insertion d’Evreux que je préside.
C’est un territoire vaste, c’est le moins que l’on puisse dire puisqu’y résident plus de 35% des Rmistes du Département dont beaucoup à Evreux même.
Je rends hommage à ces deux cadres qui comptent tellement peu leur temps que nous nous sommes trouvés enfermés à 21h30 à l’intérieur de l’hôtel du Département.
Madame Jeanne, la gardienne, nous a bien évidemment ouvert.
Sur l’organisation ou plutôt l’amélioration du dispositif d’insertion, la difficulté est qu’il faut en partie redéployer des moyens, recentrer des actions pour les rendre plus complémentaires les unes des autres et améliorer ainsi leur impact sur les parcours d’insertion… Tout cela en évitant les dérives budgétaires (ce sont quand même 1,3 millions d’euros qui sont répartis sur ces actions pour la seule CLI d’Evreux) et surtout sans placer les structures associatives dans une situation ingérable et prendre le risque de les casser…
L’équation est difficile mais il faut la résoudre parce que l’enjeu est considérable.
Parler de l’insertion des Rmistes, c’est en effet parler de l’avenir de femmes et d’hommes dont les conditions de vie sont inacceptables aujourd’hui.
Bien sûr il y a quelques abus mais ils sont peu nombreux et ne peuvent justifier la remise en cause d’un dispositif de solidarité nécessaire.
Quant à ceux qui fixent le débat sur ces abus, prétendant qu’un Rmiste n’est qu’un fainéant qui se complait dans l’assistanat, je leur recommande d’essayer de vivre quelque temps avec le RMI, juste pour voir !
Ca ne doit pas être si simple que cela de s’y complaire et je peux leur dire que les Rmistes que je rencontre vivent mal leur situation.
Mais le jour se lève…
Je crois bien que je vais siffler ma chienne et partir courir une heure dans les bois.
Quelques chiffres
8 600 Allocataires du RMI dans l'ensemble du département.
3175 pour la seule Commission Locale d'Insertion de l'Unité Territoriale d'Action Sociale d'Evreux dont 1767 pour la seule ville d'Evreux soit 10% de plus qu'en 2004.
L'ordre de grandeur du coût du RMI pour notre département est de 35 millions d'euros.
Le montant de l'allocation pour une personne seule est de 433€ mensuels sous réserve qu'il n'y ait aucune autre ressource... S'il y a d'autres ressources, elles sont déduites de ces 433€...
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