
J'ai trouvé sur le blog de Rachid Mammeri la reprise d'un article de capital sur la fiscalité de quelques villes et particulièrement d'Evreux...
Je n'en tire pas exactement les mêmes enseignements que lui, en tout cas s'agissant du mécanisme.
Monsieur Nicolas ne ment pas contrairement à ce que semble dire Rachid Mammeri
Les taux ont bel et bien baissé même si le produit fiscal augmente... bien moins qu'ailleurs.
Ce sont les bases qui évoluent... Et elles évoluent de plus en plus vite
Il est interessant de constater qu'au dernier budget, Nicolas a prévu une hausse du produit de la fiscalité de l'ordre de 6%... C'est à dire beaucoup plus que d'habitude et beaucoup plus que le
taux directeur qui doit se situer de mémoire autour de 2 ou 2,5%.( Je tâcherai à l'occasion de vérifier le chiffre exact.)
Il ne s'agit bien sûr que des impôts sur les particuliers, hors taxe professionnelle qui relève, elle, de l'agglo.
Cela signifie simplement que la population d'Evreux s'enrichit globalement... Mais ce n'est qu'un effet d'optique. Ce n'est pas que la population s'enrichisse, c'est qu'elle change.
En clair, la politique de Nicolas exclut de la ville les plus pauvres (ceux qui en ont le plus besoin et que l'on appauvrit donc relativement plus encore) et y installe des
foyers plus riches.
On construit du résidentiel de grand luxe et on détruit du logement social... Cela n'avait échappé à personne et cela explique l'évolution particulière du produit de la fiscalité à
Evreux
Dans le même temps, le même Nicolas se flatte depuis trois ans de payer cash les investissements de la ville.
Il ne les étale pas dans le temps par l'emprunt ce qui permettrait, chacun le sait, de les faire payer à ceux qui s'en servent vraiment et au prorata de ses moyens.
L'emprunt permet, par exemple, l'année où l'on construit une médiathèque, que l'Ebroïcien sur le départ n'en paye réellement qu'une toute petite partie et que l'Ebroïcien qui arrive et qui
va l'utiliser durant dix ans en paye une part plus importante.
Le départ des plus pauvres que remplacent de plus riches et le paiement cash des investissements font que l'on peut dire de Nicolas qu'il fait payer aux plus pauvres, avant de les exclure de
la cité, les équipements qui serviront aux plus riches que l'on fait venir pour les remplacer.
La solidarité à l'envers en quelque sorte... C'est plus la technique du shérif de Nottingham que celle de Robin des Bois...
Cela vous étonne de la part de Nicolas ?


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