J'ai un rhume monumental et j'espère qu'il sera passé d'ici lundi où, de la présidence des commissions administratives paritaires du CHS de Navarre à ma participation au conseil municipal, en passant par la présidence de la commission d'appel d'offre du département, j'aurai besoin d'une voix qui n'ait pas la tonalité d'outre tombe qu'elle me parait avoir ce matin.
Cela dit, ce rhume ne m'a pas empêché de prendre la parole à l'Assemblée Générale de l'association du Clos au Duc, hier soir, avec une voix un peu cassée, mais que le micro a porté jusqu'au fond de la salle. J'y ai souligné l'ancrage de l'association sur son quartier s'agissant particulièrement de la politique de l'enfance et de la jeunesse. C'est, me semble-t-il, une déclinaison forte de la démocratie locale que de laisser intervenir les citoyens au travers d'une structure associative dans la réponse aux besoins d'un quartier. Concernant les activités sportives, manuelles ou culturelles de l'association du Clos au Duc, elles attirent des publics venus d'une aire géographique beaucoup plus large et contribuent, avec l'ensemble du réseau des associations à asseoir l'identité de notre ville et de son agglomération, à leur donner de la cohérence . Elles sont aussi, en intégrant jeunes et anciens, femmes et hommes, habitants du quartier et voisins, des lieux de mixité sociale, des lieux où se renforce le "Vivre ensemble"...
C'est tout cela qui doit nous conduire à être particulièrement attentifs au tissu associatif et c'est l'un des axes fondamentauix qui doit conduire le projet municipal que nous proposerons en 2008 aux Ebroïciens.
A propos du fonctionnement des associations, Geneviève Magnan m'a à nouveau adressé un texte concernant les besoins de locaux associatifs dans le quartier de la Madeleine ... Je lui laisse la responsabilité de son propos que je partage sur de nombreux points et particulièrement sur la définition de besoins qui ne se limitent pas, loin de là, à la restructuration d'une maison de quartier centrale...
Cette assemblée Générale du Clos au Duc venait clore une semaine bien chargée avec, en particulier, une séance plénière au Conseil Général où nous avons, entre autres choses, débattu du Schéma Départemental de Traitement des Ordures Ménagères.... Un courrier récent du SETOM, signé de François Bibes, est venu parasiter le débat. Il demande en effet au Conseil Général , contrairement aux options choises après 18 mois de débats et de concertation la plus large possible (Y compris avec le SETOM lui-même), de prévoir l'ouverture d'une troisième ligne d'incinération à Guichainville... Cela permettrait, selon ce courrier, d'assurer, une fois l'usine reliée au réseau de chaleur, plus de 60% de l'énergie nécessaire au chauffage urbain et de réduire ainsi le taux de TVA de la facture de chauffage des habitants de la Madeleine à 5,5%.
Le moins que l'on puisse dire c'est que, si nous sommes nombreux à vouloir que la facture des charges des locataires puisse baisser, cette demande du SETOM est pourtant mal venue...
D'abord parce qu'il semble bien que les deux lignes d'incinération existantes,puissent fournir une énergie suffisante pour couvrir plus de 60% du chauffage urbain. La question est celle du choix qu'a fait le SETOM de revendre cette énergie à EDF plutôt que de relier Guichainville au réseau de chaleur urbain qui avait pourtant été prévu initialement.
Ensuite parce que ce courrier du SETOM fait état d'une étude que nous avons demandée mais qu'il n'a pas produite
Et enfin parce que c'est renverser toute la problématique du plan départemental qui se fixe des objectifs départementaux forts et intègre d'autres dimensions que la seule question du chauffage urbain à Evreux.
Nous souhaitons en effet, au travers de ce plan,
Optimiser l'existant et le conforter si nécessaire
Réduire la production annuelle de ordures ménagères et conforter leur valorisation. Nous voulons passer de 406 Kg d'ordures ménagères par an et par habitant à 365 en 2017.
Favoriser la mise en place de nouvelles filières de collecte
Optimiser le transport y compris avec des modes alternatifs et moins polluants (Fluvial par exemple)
Prendre en compte et suivre les impacts environnementaux et réduire en particulier de plus de 20% les gaz à effet de serre produits.
Nous voulons aussi, bien évidemment, maîtriser les coûts et informer et communiquer.
Le SETOM, en se réveillant maintenant (Jusqu'à présent, Debré s'était en effet bien gardé de prendre position pour un troisième four), bouleverse la problématique d'un plan qui prend en compte de façon départementale et globale le traitement des déchets ménagers et assimilés. Il nous dit grosso modo: Construisons une chaudière à 16 millions d'euros pour baisser le coût du chauffage urbain d'Evreux et organisons le plan départemental de traitement des déchets ménagers et assimilés autour de cette chaudière...
Ce n'est pas acceptable et cela l'est d'autant moins que la question du chauffage urbain et de la capacité du SETOM de lui fournir une quantité d'énergie suffisante pour baisser significativement le coût des charges des locataires de la Madeleine relève d'une volonté politique de la municipalité, de l'agglomération et du SETOM dont, jusqu'à présent, les patrons étaient une seule et même personne: Monsieur Debré que remplace pour deux de ces instances déjà monsieur Nicolas... Le troisième four n'est qu'un prétexte.
Le Conseil Général a en tout cas voté son plan départemental sans y rien changer... Pas de troisième four en vue aujourd'hui..
A suivre...


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