
Je ne sais combien nous étions au juste à défiler hier dans les rues d'Evreux mais ce n'était pas un nombre ridicule.
Il est vrai que la France est morose et commence à regretter sérieusement ses choix sarkoziens.
Le personnage ne séduit plus et lorsqu'il bat sa coulpe durant plus d'une heure à la télé on se demande s'il se sent responsable d'une politique que le pays rejette ... mais que lui entend bien poursuivre ... ou seulement d'une communication maladroite en forme de cacophonie gouvernementale.
J'entends que sa cote a baissé de deux points encore aujourd'hui et qu'une majorité de Français, pour autant que l'on puisse se fier aux sondages, ne souhaitent pas qu'il soit à nouveau candidat en 2012.
Il vrai que son propos est étonnant.
Il faut réformer nous dit-il... Mais quoi et pourquoi ?
Tout se passe comme s'il fallait réformer pour réformer... sans que soit proposé un projet à la Nation, un projet qui la fasse rêver et qui soit digne d'elle et de son histoire.
A Paris, ce sont les "sans papier" qui ont pris la tête de la manifestation.
Travailleurs effectifs pourtant, ils ne pourraient pas être régularisés...
Etonnant encore une fois mais c'est Sarko'rtefeux qui l'a dit... Pas question de revenir sur le "cas par cas" qui, dans sa bouche, rime avec "quotas".
Puisque ce mois de mai qui commence est l'occasion pour les médias de nous servir à n'en plus finir le quarantième anniversaire de mai 68, j'ai envie de dire que ce n'est pas exactement de cette société là que nous rêvions... même si c'est celle là que nous avons bâtie... ou laissé bâtir souvent malgré un engagement réel.
Mai 68 a ouvert beaucoup de portes et je crois qu'il ne faut pas bouder cette effervescence de libertés.
Mais j'aime moins le mot de liberté quand il se décline en libéralisme et en libéralisme des plus outranciers... ce libéralisme arrogant qui conduit un Président de la République à fixer, comme il l'a fait en Tunisie, l'intelligence au Nord et la main d'oeuvre au Sud... Maladresse nous dit-on !
Mais quand ce genre de maladresse se répète, est ce encore vraiment de la maladresse ?
Et cet ultralibéralisme qui, pour assurer des spéculations plus profitables, affame, sans même le plus souvent s'en rendre compte tant la spéculation est devenue anonyme, un milliard de personnes dans le monde dont quelques millions en France...
Une autre maladresse peut être !


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