On avait eu la fracture sociale que Chirac avait tellement peu réduite que l'on en arrive dans la plus parfaite continuité avec Sarkozy à la
rupture tranquille qui rend tout possible.
Et voilà que Sarkozy rend également possible la rupture avec la rupture...
Rompre avec la rupture, c'est commencer à ne pas tenir les promesses de rupture, c'est arrondir les angles des réformes promises... C'est bien sûr le faire sur la pointe des pieds et dans la plus parfaite hypocrisie...
On connaît depuis longtemps la technique à Evreux avec monsieur Nicolas... La baisse des impôts promise à hauteur de près de 20% se transforme en cocoricos victorieux quand il se contente de ne pas augmenter des taux... La réduction de la dette se transforme en un transfert sur l'agglomération et laisse à chaque Ebroïcien une charge équivalente à ce qu’elle était en 2001, voire même plus importante… mais cela ne se voit pas... Alors « Cocorico » Monsieur Nicolas !
Hé bien Nicolas Sarkozy, c'est la même chose en plus rapide... Parce que lui, déjà pendant la campagne, c'était carrément le speedy gonzalès de la promesse !
Ah il commence fort le président Sarkozy ! Il se sent tellement certain de sa future majorité godillot à l'Assemblée Nationale et de sa capacité, durant les trois semaines à venir, à amuser l'opinion avec le patchwork idéologique qui lui sert de gouvernement … Et si ça ne suffit pas, il continuera à l'amuser aussi avec ses week-end au fort de Brégançon et son footing matinal… Inutile donc de prendre le temps d'attendre le résultat du scrutin pour montrer aux Français qui ont cru en lui qu'ils seront bientôt cocus.
Sarkozy dénonçait une gauche du passé.
Les cadeaux fiscaux faits au plus aisés (suppression des droits de succession par exemple qui concernent tout au plus 10% des successions les plus importantes, les autres en étant déjà dispensées... Le bouclier fiscal qui doit concerner quelques Johnny Hallyday qui hésitent entre la France, la Belgique et la Suisse, prêts à se saisir de la nationalité la plus offrante etc.) et les efforts demandés à tous les autres (La franchise avant le premier remboursement des soins) rappellent ce qu'était l'idéologie médiévale :
Pauvres, cotisez vous pour conserver vos riches près de chez vous... Ils sont votre avenir !
Hé oui... En ce temps là le seigneur protégeait ses manants des brigands… mais surtout des autres seigneurs... Moyennant quoi les manants assuraient ses corvées et lui assuraient son confort... Tous les conforts...
Le Fouquet's n'existait pas encore mais on devait bien avoir l'équivalent...
Le discours de Sarkozy, c’est à peine déguisé, le même.
Il y a du Prince Jean dans le sarkozisme ! Mais je ne sais malheureusement pas où est passé Robin des Bois !
J'arrête là cette note pour revenir à des contingences plus locales.
J'ai promis à J M Ferey de mettre en ligne l'invitation qu'il m'a adressée pour un débat sur l'eau le 1er juin et à laquelle je regrette vraiment de ne pouvoir répondre.
Le fait de relayer cette invitation sera donc ma façon de contribuer à un débat que j'espère riche.
La question de l'eau est essentielle à Evreux comme partout dans le monde et c'est l'un des enjeux forts de l'avenir.
A suivre...

Sont y pas mignons ces deux là !
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