C'est
Bernadette Quentin qui m'a adressé, en commentaire de mon précédent article, cette pétition pour une seule liste de gauche à Evreux.
Sans doute, puisque je suis un des acteurs de la gauche locale, ne suis-je pas le porteur le plus pertinent de cet appel au bon sens.
Qu'il faille une seule liste à gauche, c'est pourtant ma conviction depuis longtemps et ceux qui me connaissent bien, tous les acteurs de la gauche qui ont travaillé avec moi dans l'opposition
municipale reconnaitront que c'est le discours que je tiens depuis 2001 au moins... C'est une conviction que j'ai tenté de mettre en oeuvre, sans doute maladroitement ou sans savoir
vraiment convaincre, puisque nous en sommes là....
C'est une conviction que je tente encore de mettre en oeuvre en appelant, en tant que président de l'opposition municipale, toutes les composantes de la gauche autour de la même table le 1er décembre... Puis en les appelant à venir devant vous, devant
tous les Ebroïciens qui le voudront, salle Jules Janin le 13 décembre à 20h30.
Construire une seule liste à gauche, ce n'est pas simple.
Cela suppose que l'on parle d'abord et que l'on mette en commun d'abord le projet dans ses grandes lignes, dans ses actions immédiates et ses objectifs à moyen terme et que l'on parle
simultanément ensemble de stratégie et donc du meilleur chemin qui puisse conduire la gauche à se saisir des leviers (et à inventer les leviers... La démocratie en est un et elle est bien absente
à Evreux) qui permettent de mettre en oeuvre ce projet.
Les Verts et le PC, pour ne citer que ces exemples que je connais bien, me paraissent sur cette ligne... Les radicaux et les Alternatifs aussi...
Je les entends parler de projet mais je n'ai jamais entendu Jean Yves Guyomar'ch ou Jacqueline Fihey qui conduisent pourtant officiellement la liste des Verts me dire: "la tête de
liste n'est pas négociable".
Ils me parlent de projet, de volonté que leurs préoccupations et ce qui les détermine à se présenter devant les Ebroïciens soit visible... C'est là quelque chose, qui se discute, qui se
règle et l'on peut inventer bien des formes de visibilité qui ne soient pas obligatoirement une liste de premier tour.
S'agissant de Rive Gauche et de la section socialiste d'Evreux, le discours parait différent.
Tout serait négociable ou presque...sauf la tête de liste.
L'argument est bien évidemment un argument de démocratie interne au Parti Socialiste ou à Rive Gauche... Cela reviendrait sinon à dire que les deux têtes de liste potentielles considèreraient
qu'elles sont les meilleures en tant que telles et que, leur qualité n'étant pas négociable, il appartiendra aux Ebroïciens de trancher par un premier tour...
J'espère que nous n'en sommes pas là et que les questions de démocratie interne seront gérables... Sinon, les pétitions ne serviront à rien...
Je suis d'un naturel optimiste et ce qui m'amène à faire de la politique, c'est que je crois en l'Homme...
Cette pétition qu' a initiée Alain Potier, simple citoyen mais que je sais tellement engagé en citoyenneté, mérite mieux qu'être reléguée dans un commentaire.
Je la mets en ligne sur ce blog....
Il vous suffit de cliquer ICI
Je sors un
peu.
Je délaisse ma tour d'ivoire... Je ne voudrais pas inquiéter mes amis d'Eure Infos .
Et puis cela vaut la peine.
Les manifestations m'amènent à croiser des candidats de tout poil qui ont revêtu leur costume d'examen et à rencontrer des Ebroïciens engagés, d'autres qui s'engagent , d'autres qui
attendent et certains qui désespèrent et n'attendent plus rien.
L'un des moments les plus symboliques de ce mur entre la récitation des candidats et l'attente des citoyens présents dans la salle aura sans doute été la soirée de jeudi à la maison de
quartier de la Madeleine.
C'est un collectif de jeunes qui lance cette réunion publique. "Evreux 2008, Fêtes la différence".
Il s'agit, pour des "habitants domiciliés dans les quartiers
prioritaires d'exprimer leurs préoccupations et leurs attentes".
Driss Ettazaoui en est l'un des fondateurs et des animateurs.
Ils nous parlent de leur quotidien mais surtout de leur volonté de participer au débat, d'être force de proposition.
Ils décrivent leur démarche, leur méthode.
Ils évoquent l'emploi, la culture, l'intégration, le mouvement associatif, le logement, la sécurité... Autant de thèmes sur lesquels ils travaillent et qui les touchent.
Ils veulent, nous dit Driss, être écoutés, entendus et considérés...
Et voilà que la parole est donnée aux invités, aux politiques, aux candidats...
Et voilà que chacun d'eux déroule longuement son programme, ses propres réponses et assène ses leçons dans un magma de "ni droite ni gauche et nous sommes tous d'accord pour...."
Voilà que personne n'écoute ces jeunes qui viennent de nous dire vouloir être écoutés... Sauf Sylvain Bigaud qui interroge sur la méthode...
Pour ma part, j'interviens quasi le dernier et je souligne que nombre de ces jeunes sont des militants associatifs actifs. Qu'ils sont crédibles et que, créant leur collectif, ils entrent là en
politique par la grande porte, celle de la politique citoyenne, celle qui donne au mot politique toute sa noblesse...
J'affirme que la gauche et la droite, ce n'est pas la même chose, ce ne sont pas les mêmes choix.
Et je conclus cette intervention très brève en affirmant que je veux les écouter, que je veux les entendre, que je veux aussi contester leurs propositions si je les trouve contestables et que
c'est ainsi que je les reconnais, que je les respecte et que je les considère.
Autre ambiance hier soir à Jeune Cité.
Il faudra que je revienne sur le débat que nous y avons eu... D'autant qu'il s'agit du quartier de Nétreville que même les
représentants présents de la municipalité ont admis avoir abandonné ces sept dernières années.
C'est vrai que cela doit faire quatre ans au moins que le maire annonce la restructuration prochaine des locaux.
Voilà qu'il s'engage pour le prochain mandat... Promesses de circonstance !
Salon des arts à la Madeleine ce matin...
J'ai pour une fois été d'accord avec Monsieur Nicolas lorsqu'il a dit que ce n'était pas le tout de faire du béton, il fallait aussi du lien social....
Vous allez voir que bientôt il va aussi se rendre compte qu'à Evreux vivent des femmes et des hommes.
Vous allez voir que bientôt, il va développer la thèmatique de la solidarité, de la mixité sociale etc.
C'est fou le miracle que peut faire la fée électorale...
Nicolas préfèrant la vie au béton et à la gestion !
Mais que n'y-a-t-il pensé avant et le pensera-t-il toujours après ?
Le miracle risque fort de devenir illusion si les Ebroïciens manquent de bon sens et reconduisent la municipalité...
Mais là, je leur fais confiance.
Gérard Silighini
Commentaires