L’année 2005 s’achève dans la neige et le verglas.
Elle aura été pétrie, pour chacun de nous, de vie quotidienne, de petits ou de grands bonheurs, mais aussi parfois de grands ou de petits drames.
De ce qui relève du collectif, si je ne devais en retenir que deux évènements, ce seraient le « Non» au traité constitutionnel européen tel qu’il nous était proposé et les nuits de violence début novembre qui ont touché nombre de banlieues et, dans notre département, plus particulièrement le quartier de la Madeleine.
Ces deux évènements ne sont pas de même nature, même s’ils expriment tous deux un refus.
Le référendum, pour sa part, relève du champ politique.
Il a, je crois, passionné les Françaises et les Français. Le débat, même tardif, aura été partout …
C’est pour de multiples raisons que nous avons voté « Non ». L’une d’elles au moins était le refus de la complexité tatillonne d’un texte dont les valeurs fondamentales apparaissaient bien lointaines et le sentiment d’un texte qui échappe au citoyen .
Les émeutes, quant à elles, sont inacceptables quelles qu’elles soient, mais elles sont encore moins acceptables quand elles s’en prennent à ceux dont le métier est de porter secours.
Les émeutes n’ont rien à faire dans une République. Pas plus quand elles sont le fait de jeunes encagoulés dans les banlieues que lorsqu’il s’agit de chasseurs mécontents au centre de Rouen.
Cela dit elles témoignent, elles aussi, d’un refus ; d’une incapacité à être ou à se sentir partie prenante d’un dialogue et, en cela, elles interpellent le politique.
Je souhaite qu’en 2006 nous soyons capables de renforcer le dialogue.
Je souhaite que cette année qui commence soit une année plus sereine, plus paisible mais plus solidaire aussi.
Je souhaite que nous sachions tous, acteurs du monde associatif, du monde économique et social, du monde politique ou, tout simplement, citoyens, renforcer la construction du « vivre ensemble».
Ne perdons pas de vue ces objectifs de liberté, d’égalité et de fraternité que se sont assignés et que nous ont assignés les fondateurs de la République.
Ils passent, plus que jamais aujourd’hui, par la laïcité dont nous fêtions le centenaire en 2005.
C’est un combat quotidien et il en vaut la peine. Bonne et heureuse année 2006 à toutes et à tous...



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