Mardi.
C'est d'abord une journée Cnédienne que celle d'hier...
Enfin presque !
Les journées Cnédiennes sont souvent émaillées de quelques éclats de mes responsabilités municipales et départementales et mes réunions municipales et départementales le sont, pour leur
part, de quelques éclats cnédiens.
Je me souviens d'un cours de sociologie du temps où l'on nous faisait remarquer que les occidentaux et les orientaux ne déroulaient pas le temps de façon identique.
Pour un occidental, les temps souvent se succèdent en séquences imperméables... C'est le temps du travail, puis celui des loisirs, le temps du repas etc.
Pour un oriental, les temps se superposeraient davantage.
Travail, loisirs, repas, activités familiales s'agglomèrent comme les couches d'un mille feuilles.
Je ne sais pas si c'est toujours vrai mais, si c'est le cas, je dois être un peu pétri de culture orientale et le temps est plus dense quand on le vit en pâte feuilletée.
En fin d'après midi, jusque tard le soir, Conseil d'administration du Centre Hospitalier Spécialisé de Navarre que je préside depuis 2004.
Le débat est venu très vite sur l'Etat Prévisionnel des Recettes et des Dépenses... Le fameux EPRD.
Navarre n'échappe pas à l'étouffement lent que semble avoir programmé la réforme hospitalière...
Que semble ! Cet étouffement lent est dénoncé par la Fédération Hospitalière de France !
Ce sont, à Navarre, près de 2 millions d'euros de déficit qu'il faut prévoir cette année... 4,6% du budget annuel
C'est proportionnellement moins grave que d'autres hopitaux de la région où le déficit avoisine les 8%... Mais tout de même.
C'est plus préoccupant d'ailleurs à Navarre où le budget de fonctionnement est, par nature même, d'abord un budget de personnels et où il ne peut pas être question de toucher aujourd'hui aux
emplois.
La ressource humaine pèse en effet budgétairement beaucoup plus en psychiatrie que dans d'autres spécialités médicales plus instrumentées...
C'est plus préoccupant aussi à Navarre où la reconstruction de l'hôpital est impérative et va nous engager sur un emprunt à 30 ans de l'ordre de 65 millions d'euros... Emprunt qu'il faudra bien
trouver à financer...
L'ARH doit en tenir compte
Le décor est planté.
Il nous reste à travailler sur les organisations qui nous permettent à moyen terme de stabiliser le budget de fonctionnement dans des limites acceptables...
La situation ne relève pourtant pas que d'efforts internes... Loin de là !
Il va falloir négocier ferme avec l'Etat que représente l'Agence Régionale Hospitalière.
La négociation est déjà engagée... Je crois même qu'elle n'a jamais cessé mais elle entre aujourd'hui dans une phase sans doute plus intense.
Une bonne part de l'avenir de la psychiatrie dans l'Eure va se jouer dans les semaines et les mois qui viennent.
A suivre.


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