Le salaire de Nicolas Sarkozy augmente de 140%.
News de janvier... Sa cote
baisse

L'action d'un élu est visible au travers de la presse lors de manifestations, d'inaugurations qui ne sont finalement que l'aboutissement d'un travail qui, lui, est quotidien.
Le bloc-notes en ligne est un moyen de donner une image de ce quotidien et, peut être aussi, des questions, des doutes qui peuvent être ceux d'un élu local, proche du vécu de celles et ceux qui l'ont élu.
C'est ce qui me conduit à mettre en ligne ce quasi-journal.
J'espère que vous aurez plaisir à le lire et à réagir en le commentant ou plus simplement en m'écrivant à:
Bien cordialement
Le couvre feu se met en place à partir de ce soir 22 heures dans le quartier de la Madeleine comme dans de nombreux quartiers de France.
Ce n'est pas la seule mesure prise par le gouvernement mais celle là est fortement symbolique par sa connotation guerrière. La loi de 1955 qui permettait de décrèter l'état d'urgence avec ses conséquences en termes de couvre feu, de droit de perquisition dans l'urgence aussi, jour et nuit, de censure ou de contrôle de la presse et des manifestations théatrales a été promulguée au moment de ce que l'on appelait pudiquement les évènements d'Algérie et pas encore la guerre d'Algérie.
Il ne faut pas s'étonner si, aujourd'hui, les jeunes des quartiers sensibles dont certains sont les petits enfants de ceux qui ont vécu cette période très dure vivent très mal ce retour aux mesures d'exception qui, dans un contexte terrible, visait leurs grands parents.
Au delà du symbole, ce couvre feu est-il vraiment la réponse adéquate aux violences dans les quartiers qui sont, je le répète avec force, inacceptables?
Je ne le pense pas... Pas plus que le retour à l'apprentissage à 14 ans dont je ne vois pas bien ce qu'il vient faire là.
J'entendais ce matin sur LCI que la ville d'Orléans pratiquait depuis quelques mois (quelques années) une forme de couvre feu.
Mais ce qu'en évoquaient les personnes interrogées, c'est que ce n'était pas tant le couvre feu qui était efficace que les mesures d'accompagnement en termes d'éducation et de médiation.
Et c'est là que le bât blesse.
Le gouvernement fait semblant de découvrir qu'il a insuffisamment soutenu les associations qui, quotidiennement, oeuvrent dans les quartiers... Il débloque en urgence 100 millions d'euros...
La belle affaire!
Nombre de ces associations sont aujourd'hui en partie déstructurées par une politique de trop grande rigueur. Ce ne sera pas simple de les remettre en état de marche.
A Evreux, les associations les plus en prise sur les quartiers ont été méprisées par une bonne partie de la municipalité... Pensez donc, elles coûtent!
Lundi, j'avais par exemple au téléphone la trésorière de l'Arche de la Madeleine, désolée, qui me faisait savoir qu'elle allait devoir déposer le bilan de l'association et qu'elle avait rencontré le maire quelques jours auparavant sans autre résultat qu'une leçon de gestion...
Je ne sais pas si l'Arche avait ou pas des réponses à apporter mais je sais que le tissu associatif de la Madeleine a été contraint à s'user trop souvent à constituer des dossiers administratifs que leur demandait entre autres la ville plus qu'à animer des actions.
On peut aujourd'hui apporter des financements de "rattrapage" mais l'argent ne suffira pas à rattraper la crise de confiance, la quasi rupture entre le monde associatif et la municipalité (et l'agglomération d'ailleurs dans le cas du contrat de ville).
C'est de reconnaissance, c'est de considération qu'ont besoin nos associations.
C'est de visibilité aussi là où elles vivent trop souvent dans une situation dont la précarité leur interdit de s'engager vraiment sur le long terme.
La municipalité avait créé il y a deux ou trois ans la fameuse neuvième commission chargée de la vie associative et de la démocratie locale.
Mis à part quelques débats sur les subventions aux associations vite contraints et effacés par l'adjoint aux finances municipales, il ne s'y est rien passé et il ne s'y passe plus rien.
Il est sans doute temps de la faire vivre vraiment... De l'élargir...
Je suggère à ce propos que soit convoqué un conseil municipal exceptionnel dont le seul ordre du jour serait la politique de la ville en matière de jeunesse et de vie associative.
Il est temps d'un virage politique qui prenne vraiment en compte à Evreux les problèmes de la population, de toute la population.
J'avoue qu'en relisant tout à l'heure l'éditorial du Maire dans le dernier numéro de sa revue municipale daté de novembre, je l'ai trouvé pour le moins décalé, loin des préoccupations quotidiennes de ses concitoyens.
Dans un texte intitulé "une ville animée et en fête", il ne parle que des fêtes de fin d'année et... de la meilleure façon de faire bouger les voitures ventouses... Ca ne s'invente pas!
Conseiller Général de l'Eure dans le canton d'Evreux-Ouest, Gérard Silighini est le premier vice-président du
conseil général et le rapporteur général du budget.
Conseiller municipal d'Evreux , il a animé de 2001à 2008le groupe de l'opposition face à une municipalité à forte dominante UMP. En mars 2008, la municipalité revient à gauche et Gérard
Silighini en est Maire-adjoint chargé des finances de la ville.
Ses fonctions au conseil général le conduisent à assurer, entre autres responsabilités, la présidence du conseil d'administration de Centre Hospitalier Spécialisé de Navarre.
Il est, professionnellement, Inspecteur d'Académie-Inspecteur Pédagogique Régional et il dirige, en tant que tel, l'Institut de Rouen
du Centre National d'Enseignement à Distance.
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