Le salaire de Nicolas Sarkozy augmente de 140%.
News de janvier... Sa cote
baisse

L'action d'un élu est visible au travers de la presse lors de manifestations, d'inaugurations qui ne sont finalement que l'aboutissement d'un travail qui, lui, est quotidien.
Le bloc-notes en ligne est un moyen de donner une image de ce quotidien et, peut être aussi, des questions, des doutes qui peuvent être ceux d'un élu local, proche du vécu de celles et ceux qui l'ont élu.
C'est ce qui me conduit à mettre en ligne ce quasi-journal.
J'espère que vous aurez plaisir à le lire et à réagir en le commentant ou plus simplement en m'écrivant à:
Bien cordialement

La rumeur du départ des CRS courait depuis une ou deux semaines sans que l'on en connaisse l'origine.
Il s'agit bien sûr des CRS qui stationnent et patrouillent à Evreux depuis 2005.
Michel Champredon a fini par interroger le Préfet et c'est ainsi que la municipalité d'Evreux a appris que leur départ était bel et bien programmé par le commandement de la région militaire basé
à Rennes, qu'il était imminent et que nul n'avait semblé songer que l'on pouvait, si ce n'est se concerter avec la mairie, tout au moins l'informer.
On se souvient de la violence intolérable des émeutes de novembre 2005 qui avaient touché nombre de villes en France et, à Evreux, particulièrement le quartier de la Madeleine.
Je n'y reviendrai pas, renvoyant au premier article de ce blog intitulé violences urbaines.
Il y a eu ensuite un
couvre feu total sur le quartier, mesure sans doute
excessive... et les CRS sont restés, force d'appoint exceptionnelle devenue quasi définitive...
D'une certaine façon, cela arrangeait les décideurs de l'époque.
S'agissant de l'Etat, cela le dispensait de poser la question des effectifs de la police à Evreux et dans le département... Et puis on était va-t-en guerre cette année là au sommet de l'Etat et
parler de police de proximité au ministre de l'intérieur de l'époque, un certain Nicolas Sarkozy, c'était quasiment lui dire une grossièreté
S'agissant de la ville, puisque
les patrouilles de CRS maintenaient le calme, cela la dispensait d'une politique coordonnée de prévention voire de tout effort
d'organisation d'une véritable démocratie locale.
Et puis, les associations, ça coûte et ça devrait fonctionner comme des entreprises, nous disait-on !
Aujourd'hui, je ne sais ce qui aura conduit le commandement militaire de la Région Ouest à décider de retirer cette force d'appoint d'exception.
Peut être s'est-on rendu compte du paradoxe d'une mesure exceptionnelle définitive.
Peut être simplement, comme nous le disait le Préfet au sortir d'une cérémonie à l'hôtel de police où nous nous étions retrouvés avec Michel Champredon, avait-on besoin de ces CRS
ailleurs que dans une ville d'Evreux somme toute plutôt calme vue de Rennes.
Peut être s'agit-il d'une "taquinerie" vis à vis d'une nouvelle municipalité.
Mais peut être aussi a-t-on parié que le dialogue renoué par notre municipalité nouvelle entre les élus et les habitants tiendrait ses promesses.
La municipalité n'a pas été consultée et je ne dispose donc pas de la doctrine officielle de l'Etat en la matière.
Simplement je partage le point de vue de Michel Champredon dans le communiqué de presse qu'il fait paraitre demain.
Il faut que l'Etat redéploie dans la cité une police de proximité et cela suppose qu'il conforte les effectifs d'au moins 20 fonctionnaires de police.
Il faut que, pour notre part, nous accélérions le pas sur la création de nouveaux espaces de dialogue et de démocratie (conseils de quartier, conseils de jeunes) que nous mobilisions ou
remobilisions les lieux de coordination de la prévention, que nous renforcions le GIP de la Madeleine et plus généralement le tissu associatif de la ville...
Tout cela, nous l'avons prévu, nous nous y sommes engagés.
Il nous faut le réaliser rapidement à présent mais en prenant pourtant le temps de le faire avec tous les acteurs concernés, sans plaquer des dispositifs tout faits dont ils ne seraient pas
partie-prenante.
19 mois après, les CRS occupent toujours la ville
Par Michel Champredon
Conseiller général d'Évreux-Sud
Conseiller municipal d'Évreux
Qu’a donc fait Evreux pour mériter encore la présence des CRS ? Les jeunes d’Evreux
sont-ils plus terribles qu’ailleurs ? Après avoir supprimé la police de proximité, les
emplois-jeunes, baissé les subventions aux associations etc…la seule réponse de la
Droite à Evreux, est d’installer durablement les CRS dans notre ville depuis…les émeutes
de novembre 2005 ! Le « tout sécuritaire » est sa seule réponse.
Et pourtant l’expérience montre qu’il n’a jamais résolu les problèmes de société. C’est la
démonstration de l’incapacité des élus de la mairie (M. Nicolas en tête) à répondre aux aspirations
des jeunes, à entendre les demandes des familles ou à faire confiance aux associations.
C’est aussi le témoignage de l’échec de la politique de sécurité prônée par la Droite locale
depuis 2001. Il n’y a pas de plus belle démonstration de cet échec quand, 18 mois après, on
estime devoir laisser les CRS.
C’est une différence importante entre Gauche et Droite. Pour notre part, si le volet répressif est
nécessaire dans certaines situations, il ne peut être que la dernière étape après avoir investi
dans, l éducation, dans la formation et dans la prévention de la délinquance.
http://www.ps-evreux.fr/docs/journalPS04.pdf
L'article à paraître demain dans la presse devrait donc reprendre à peu près les mêmes termes.
Est-ce ces propos de mai 2007 qui ont précipité ce retrait rapide au lendemain du changement de couleur politique de la municipalité ?
Je rentre du local de la Fédé. du Parti Socialiste où comme chaque Mardi soir, depuis Octobre dernier, je persiste à croire que le « Carrefour des Idées » finira par intéresser des camarades soucieux de partager les idées qui motivent leur engagement militant.
Et, pour terminer ma journée, je consulte mon ordi et ton Blog où tu nous entretiens de choses pleines de bon sens, comme celle de vouloir faire avec tous les acteurs concernés.
Nos Camarades socialistes d’Evreux non-t-ils pas à prendre leur part dans cette mise en place d’une démocratie participative pour laquelle Monsieur le Maire et son Conseiller municipal se sont engagés ?
Il est temps de nous mettre en ordre de marche et de nous engager dans un militantisme de « terrain », apportant notre contribution à la Municipalité de Gauche, aujourd’hui en charge de la gestion de la Ville !
Conseiller Général de l'Eure dans le canton d'Evreux-Ouest, Gérard Silighini est le premier vice-président du
conseil général et le rapporteur général du budget.
Conseiller municipal d'Evreux , il a animé de 2001à 2008le groupe de l'opposition face à une municipalité à forte dominante UMP. En mars 2008, la municipalité revient à gauche et Gérard
Silighini en est Maire-adjoint chargé des finances de la ville.
Ses fonctions au conseil général le conduisent à assurer, entre autres responsabilités, la présidence du conseil d'administration de Centre Hospitalier Spécialisé de Navarre.
Il est, professionnellement, Inspecteur d'Académie-Inspecteur Pédagogique Régional et il dirige, en tant que tel, l'Institut de Rouen
du Centre National d'Enseignement à Distance.
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