Les deux Nicolas

  

 

Jusqu'aux élections municipales qui devraient se dérouler en septembre à Bernay, après que le Conseil d'Etat ait annulé les municipales de mars 2008, je laisse sur cette colonne un lien qui mène au site de Gilles Launay et sa liste à qui je souhaite que les Bernayens    donnent l'occasion d'agir vraiment pour Bernay.


 
 http://www.agirpourbernay.fr/

 

  

 

L'action d'un élu est visible au travers de la presse lors de manifestations, d'inaugurations qui ne sont finalement que l'aboutissement d'un travail qui, lui, est quotidien.

Le bloc-notes en ligne est un moyen de donner une image de ce quotidien et, peut être aussi, des questions, des doutes qui peuvent être ceux d'un élu local, proche du vécu de celles et ceux qui l'ont élu.

C'est ce qui me conduit à mettre en ligne ce quasi-journal.

J'espère que vous aurez plaisir à le lire et à réagir en le commentant ou plus simplement en m'écrivant à:

g.silighini@wanadoo.fr

Bien cordialement

Retour à mes emplois du temps parfois acrobatiques depuis lundi et fin de ma période de semi vacances.

La sortie d’Evreux le matin et l’entrée de Rouen demeurent pourtant encore bien calmes cette semaine ; ce qui laisse l’impression d’un monde un peu engourdi et rend la transition plus facile… Même si le rythme auquel se remplit mon carnet de rendez vous va s’accélérant.

J’ai pris le temps, hier soir, après une journée au Cned, une mini réunion budgétaire à la mairie et deux rendez vous, de déguster un quatrième film dans le cadre de Place au cinéma : Cliente, de Josiane Balasko.

Film remarquable, d’une grande sensibilité et d’une grande pudeur et qui, au travers de personnages typés et pourtant complexes, traite avant tout de la solitude des cœurs et, sans doute, de la solitude tout court…de la pire, celle de nos villes pourtant si peuplées.

Un plaisir que la présence de Josiane Balasko amplifie encore.

 

Solitude aussi  que celle d’Agnès Jaoui dans Parlez moi de la pluie, film qui nous livre des fragments de vie autour du personnage d’une femme politique, d’une femme dite de pouvoir…
J'ai eu la chance de le voir en avant première jeudi mais je préfère ne pas le déflorer et je vous engage à aller le voir dès sa sortie en salle.


 

L’éveil des blogs et de leurs commentateurs fleure bon la rentrée aussi .

 

Celui de Rachid Mammeri s’est éveillé il y a peu.

 

Il s’était assoupi sur un article et un sondage qui interrogeait le lecteur sur les raisons qui conduisent à ce qu’aucune femme n’ait réussi à se faire élire conseillère générale dans le département de la Manche avant Mme Le Coz.

L’une des réponses sur les trois proposées de ce mini sondage posait non sans humour les origines italiennes de nombre des habitants du lieu et donc le machisme ambiant.

 

Le commentaire que j’ai écrit alors semble avoir chauffé les épidermes et je voulais mettre les choses au point… Impossible d’accéder aux commentaires du blog concerné !

 

Ce bug de blog me conduit à publier ici ma réponse:

 

Ah là là Rachid!

Mais je pensais que dans les approximations historiques que je te servais tu aurais lu une pointe d'humour pince sans rire de bon aloi et non pas quelque défense que ce soit de l'italianitude !

Pour tous les commentateurs très sérieux de ton post j'ajouterai tout de même... qu'ils ont parfaitement raison.

Je confirme qu'il y a bien des degrés dans la connerie, comme dans l'humour d'ailleurs ou comme dans les abysses.

Toute la question est de savoir, s'agissant d’un abysse si l'on se noie davantage à moins 100 mètres qu'à moins 20 mètres...

Quant au machisme, il a lui aussi ses degrés...de la courtoisie médiévale (je parle de l'amour courtois) ou de la galanterie qui, pour certaines féministes excessives relève aussi du machisme,  jusqu'à l'enfermement domestique méprisant et méprisable auquel certains tenants d'un patriarcat préhistorique condamnent la femme...

Mais voilà que je passe de l'approximation historique à l'approximation sociologique...

Sourions !

Et, très machistement je conclurai en citant  tout aussi approximativement Toussenel:

"La femme est poésie quand l'homme n'est que prose !"

 

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Commentaires

Ouf ! C'est du lourd...

J'avais été également choquée par ce sondage qui cadrait mal avec un discours pronant le refus de toute discrimination.

Souad Belhaddad et Isabelle Wekstein, qui interviennent dans les écoles pour dénoncer les discriminations, expliquent ainsi que les mots ont du poids, qu'il n'est pas anodin de répéter des poncifs comme : l'un a "le rythme dans la peau", l'autre est "radin", un autre "macho".

Elles expliquent également : « Il y a des calculs qui ne sont pas de bons calculs. Se demander qui souffre le plus n'est pas un bon plan. Et être victime d'insultes n'exonère d'aucune responsabilité. Cela ne donne en aucun cas le droit de discriminer à son tour. »

J'avais trouvé ton clin d'oeil plutôt soft, dommage que tu ais pris une poutre en retour.
Commentaire n° 1 posté par Sophie Buquet-Renollaud le 26/08/2008 à 17h15
La poutre t'étonne ?
Elle n'est que le produit d'une amertume encore fraîche .
Réponse de Gerard Silighini le 26/08/2008 à 20h54
A désespérer du PS...
Commentaire n° 2 posté par Jean-Pierre Pavon le 26/08/2008 à 21h16
D'un PS bien local !
Réponse de Gerard Silighini le 26/08/2008 à 22h26

Le sujet du blog de Rachid Mammeri concernait l’élection d’une femme au conseil général de la Manche, ce qui est une première pour ce département.

Une commentatrice a évoqué avec humour l’invasion ancienne par les italiens matchos ce qui aurait retardé la montée au pouvoir d’une femme dans ce Département.

Je vais tacher de rectifier certains éléments.
La candidate élue s’appelle Le Coz et le coz signifie « le vieux » en langue Bretonne. Désolé Gérard, mais les italiens n’ont rien à voir dans cette affaire, c’est les celtes bretons matchos qui ont retardé l’avènement d’une femme au conseil général de la Manche. Un peu de dérision et de chauvinisme ça défoule, n’est ce pas ? Kenavo ar wech al

Commentaire n° 3 posté par Bruno le 26/08/2008 à 23h08
J ai lu avec une attention réelle les divers commentaires sur vos deux blogs. 
Je constate à quel point les clichés sont tenaces, à quel point est pesante leur force d'inertie.
 Il y a manifestement une impression désagréable quand on lit ces poncifs archi éculés contre les Français d'origine italienne. Je ne peux m'empêcher de songer que la concurrence des mémoires, leur mise incessante en compétition est un jeu dangereux, dans lequel l'aigreur et l'esprit de vengeance forment un cockail explosif ... Il y a dans cette obsession de la représentativité mathématique des minorités quelque chose qui joue contre l'esprit républicain. Quitte à paraître ringard, je tiens en tant que "réactionnaire de progrés" (régis Debray) à rappeler quelques évidences, et l'on me pardonnera ces quelques lapalissades : la France c'est la République, et la République c'est une histoire de sol, de terre, et de mélange et ce ne peut être autrement, parce que sur ce finistère des peuples se sont métissés. Il y a un creuset français inimitable dans lequel les minorités façonnent à la fois leur idendité de Français et changent l'identité de la France.
Certains qui ont à la bouche sans cesse ce mot de diversité et qui voudraient faire croire que la France c'est un peu les Etats unis au temps de la ségrégation devraient lire quelques pages de L' identité de la France de Fernand Braudel. ILs y apprendraient que le génie de la France c'est justement d'accaparer les différences mais de les fondre aussi ... il n'y a aucune terre d'europe qui accueille sur son sol une telle sommme de diversités et cela depuis la nuit des temps ...
J' avoue un certain malaise quand certains d'entre nous répètent à l'envie que la France c'est la discrimination, l'exclusion, l'ostracisme, le rejet de l'autre ... certes nous n'avons de leçons à donner à personne, et encore beaucoup à apprendre, mais rien ni personne ne peut nous faire croire que nous ne soyons pas le produit de notre Histoire. une Histoire dans laquelle les Français au final ce sont les autres ... Le président Mitterrand éprouvait une colère non feinte quand selon lui on salissait la France en l'accusant d'être une terre d'exlusion et de délateurs zélés ... à l'évidence il avait raison.
Commentaire n° 4 posté par Hervé BENOIST le 27/08/2008 à 14h37
Voilà un point de vue loin d'être insensé...
Amicalement
Réponse de Gerard Silighini le 27/08/2008 à 14h45
Et moi, je crois bien de dire que ça fait du bien de lire Hervé! C'est bien la réflexion qu'il fallait savoir écrire.
Espérons vivement que nos prochains débats (au PS) seront fait comme cela: d'intelligence, de tolérance, d'esprit républicain,... de valeur socialistes! 
Commentaire n° 5 posté par Bernard Bonnechère le 28/08/2008 à 10h13

Je partage ton opinion Hervé, (même si je n'ai pas lu Fernand Baudrel), et je sais les Français, un peuple tolérant et ouvert. 
Certes, à chaque vague d'immigration on a constaté des tensions et cela ne date pas d'hier (au moyen âge l'adage était "les pommes de terre pour les cochons les épluchures pour les Bretons").
Finalement la force de notre société a toujours été de savoir intégrer à terme les populations dites d'origine étrangères. les populations issues d'afrique suivent aujourd'hui le même chemin que les bretons savoyards, portugais italiens polonais pieds noirs etc... Combien de chefs d'entreprise, d'élus, de diplômés, d'artistes aujourd'hui  par rapport aux années 80's?  Pourtant nier les difficultés et les frustrations serait me semble t il une erreur.
La discrimination que je constate au quotidien dans mon métier (je travail dans l'emploi) n'est pas pour l'essentiel voulue ou affichée, elle est le fruit d'un manque de prise de conscience, 60% des embauches se font par le réseau, si l'on ne songe pas à ouvrir son réseau et à modifier ses habitudes de recrutement on tiens à l'écart toute une partie de la population, non pas par racisme mais par manque de prise de conscience.
Enfin la vrai discrimination aujourd'hui   se joue plus sur l'origine  sociale que sur la couleur de la peau.
Une récente étude rapportait (une fois de plus) que l'ascenseur social était en panne voir fonctionnait à rebours, les enfants sont "en général" déclassés socialement par rapport à leurs parents, et ce malgré leur niveau d'étude. Cela touche indifféremment toute la population et on s'en doute plus fortement les Français issus de l'immigration récente, puisqu'à l'origine enfants d'ouvriers pour leur grande majorité.
C'est cette problématique qui devrait être au coeur de nos préoccupations de socialistes.

Commentaire n° 6 posté par herve nicolas le 05/09/2008 à 11h58

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Gérard Silighini

 

 

 

 

 Conseiller Général de l'Eure dans le canton d'Evreux-Ouest,  Gérard Silighini est le premier vice-président du conseil général et le rapporteur général du budget.
Conseiller municipal  d'Evreux , il a animé de 2001à 2008le groupe de l'opposition face à une municipalité à forte dominante UMP. En mars 2008, la municipalité revient à gauche et Gérard Silighini en est Maire-adjoint chargé des finances de la ville.
 Ses fonctions au conseil général le conduisent à assurer, entre autres responsabilités, la présidence du conseil d'administration de Centre Hospitalier Spécialisé de Navarre.
Il est, professionnellement, Inspecteur d'Académie-Inspecteur Pédagogique Régional et il dirige, en tant que tel, l'Institut de Rouen du Centre National d'Enseignement à Distance.

 

 

 

 

   

 
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